Territoires de Progrès plaide pour le maintien des élections de juin et leur sécurisation par la mise en place de modalités de vote à distance.

Territoires de Progrès vient d’émettre son avis auprès du Premier ministre Jean Castex concernant le calendrier des prochaines élections régionales et départementales.

TdP rappelle son attachement au maintien de leur organisation en juin, considérant que ce qui a été possible dans plusieurs démocraties en pleine crise sanitaire, notamment aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et au Portugal, devrait l’être en France en juin.

Il regrette que le Gouvernement n’ait visiblement pas envisagé de mettre en place des modalités de vote par correspondance et à distance, permises notamment par le développement des technologies numériques, mais veut croire que c’est encore possible.

Territoires de Progrès est néanmoins conscient de la difficulté à anticiper le contexte sanitaire du mois de  juin comme celui de la couverture vaccinale du pays, qui pourraient perturber le recrutement d’assesseurs et de scrutateurs ainsi que la participation électorale.

Fort des enseignements des élections municipales de mars 2020 et des revirements politiques spectaculaires dont elles ont fait l’objet, Territoires de Progrès émet le souhait que les maires, organisateurs de premier rang des élections, soient directement concertés avant d’envisager un éventuel report.

Si un report devait être décidé, Territoires de Progrès émet le souhait que la date en soit précisée simultanément, mettant en garde contre un report postérieur aux élections présidentielle et législatives de l’an prochain.

Lettre à Monsieur le Premier ministre,

Eu égard au contexte sanitaire exceptionnel auquel nous sommes confrontés, vous avez pris l’initiative de consulter les partis politiques sur les modalités d’organisation des prochaines élections territoriales prévues en juin prochain. Notre formation politique étant engagée dans ces élections, où elle comptera des candidats têtes de liste, nous tenons à vous faire part de notre point de vue sur le sujet.

Je rappelle que nous avons publiquement pris position pour le maintien du calendrier de ces élections, à l’instar de ce qui se passe dans la plupart des grandes démocraties et en considération des soupçons ou des accusations de manœuvre politique que pourrait inspirer leur report.

Nous avions cependant assorti cette prise de position du souhait d’anticiper un recours massif au vote à distance et aux moyens technologiques dont nous disposons aujourd’hui, afin d’assurer la compatibilité des opérations de vote avec toutes les occurrences sanitaires et de sécuriser l’expression du devoir civique des personnes les plus fragiles ou réticentes à s’exposer.

A l’instar du télétravail, le contexte de la pandémie aurait pu être propice et légitime à expérimenter dans notre pays des modalités de vote à distance et de vote numérique, adoptées dans d’autres pays et dans de nombreuses élections professionnelles en France, susceptibles de participer à la lutte contre l’abstention. Force est de constater que le Gouvernement n’a visiblement pas choisi cette voie.

Nous voulons croire qu’il est encore possible d’envisager la mise en place de ces solutions techniques qui permettraient de ne pas bousculer le calendrier des élections et d’éviter d’inutiles polémiques à un moment ou la Nation a besoin de retrouver confiance en elle-même.

Mais dès lors qu’il ne serait plus matériellement possible de mettre en œuvre ces nouvelles modalités de vote dans le temps imparti, nous attirons votre attention sur les difficultés auxquelles pourraient être concrètement confrontées les communes pour organiser ces élections en toute sécurité sanitaire.

Alors qu’il est devenu de plus en plus difficile ces dernières années de mobiliser des citoyens pour l’organisation et la surveillance des opérations de vote, en particulier dans un pays qui compte un très grand nombre de communes très majoritairement inférieures à 1000 habitants, l’organisation du vote en juin et tout autant de la campagne d’ici là, s’obscurcit au fur et à mesure où l’on s’enfonce dans la troisième vague de la crise sanitaire.

Il apparait difficilement envisageable, notamment en regard de la population générale à risque encore en attente de vaccination, d’engager une campagne de vaccination prioritaire d’assesseurs dont la présence le jour du vote ne serait ni obligatoire ni assurée et encore moins de scrutateurs, indispensables aux opérations de vote, mais difficilement identifiables avant le soir du dépouillement. En outre, une telle campagne de vaccination devrait s’engager dès maintenant avec un vaccin à prise unique pour être crédible et dissiper les craintes de la population.

En d’autres termes, plus le temps passe, plus l’incertitude grandit sur les garanties vaccinales que le Gouvernement et les organisateurs locaux pourront apporter à un maintien des opérations de vote aux dates initialement prévues.

Une solution de pis aller pourrait consister à faire un appel à la population volontaire déjà vaccinée ou en voie de l’être, pour la tenue des bureaux de votes et les opérations de dépouillement, et définir un protocole strict d’organisation du scrutin à partir des enseignements des dernières élections municipales. Cette solution, toujours aléatoire, nécessiterait sans doute d’organiser des renforts d’assesseurs et de scrutateurs pour certains bureaux de votes ou communes qui ne seraient pas assurés de disposer de l’effectif volontaire nécessaire .

Il est évidemment légitime qu’à ce stade de nos interrogations et de ce que l’on connait de la situation sanitaire, le Gouvernement prenne soin de consulter le Parlement, les partis politiques et au premier chef les grandes organisations d’élus locaux, mais le précédent des élections municipales de mars 2020 a montré que leurs prises de positions pouvaient être parfaitement réversibles en fonction des circonstances, et ne trouvaient guère de continuité que dans l’aubaine de critiquer le Gouvernement dans tous les cas de figure.

Il est donc indispensable que les positions des uns et des autres soient autant que possible officialisées et connues, mais surtout que le Gouvernement, avant de prendre une décision définitive sur la date du scrutin, consulte directement les organisateurs des opérations de vote, que sont les maires de France et se détermine en fonction de leurs réponses.

Cette consultation pourrait être effectuée, certes auprès des associations de maires, mais surtout par questionnaire simple et direct auprès de chaque maire. C’est le moindre des respects que l’on doit, nous semble-t-il, au rôle incontournable qui incombe à nos municipalités dans l’organisation et la manifestation concrète de notre démocratie.

Quoiqu’il en soit, si un report devait être envisagé, nous devrions en connaitre précisément les dates, qui ne pourraient en aucun s’envisager postérieurement aux élections présidentielles et législatives de l’an prochain, sans jeter un trouble profond dans le pays.

A l’inverse, si le calendrier électoral actuel devait être confirmé, comme nous le souhaitons, nous attirons votre attention sur la nécessité de permettre malgré tout dans les circonstances exceptionnelles que nous traversons, l’organisation de campagnes électorales palpables et équitables, à la fois en mobilisant plus largement les médias dans leur couverture des débats électoraux et en définissant des protocoles sanitaires, de déplacements, de réunions, de distribution de documents de campagne, stricts mais évolutifs en fonction de la situation sanitaire.

Espérant que ce modeste point de vue, nourri de notre sensibilité de terrain, retiendra votre attention, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de notre très haute considération.

– Gilles Savary, délégué général de Territoires de Progrès | 8 avril 2021

Ce courrier s’inscrit dans le cadre de la consultation des partis politiques sur les modalités d’organisation des élections régionales et départementales 2021.

En juin et novembre 2020, Territoires de Progrès avait pris position via ces deux communiqués : Pour le vote par correspondance et à distance (juin 2020) et Pour une mission nationale d’étude du vote à distance (novembre 2020).

En racialisant le débat public dans notre démocratie, les récentes déclarations d’Audrey Pulvar cautionnent une ethnicisation des rapports sociaux qui n’a pas de place dans notre République. Sa prise de position éclaire le lourd tribut et les reniements idéologiques inacceptables qu’exige aujourd’hui une union électoraliste entre des forces prétendument de Gauche qui n’ont rien d’autre à partager que ressentiment et aigreur depuis leur défaite de 2017.

Cette dérive communautariste est indigne de représentants du parti de Jean Jaurès et de Robert Badinter. Elle constitue une désertion de l’idéal universaliste et des valeurs républicaines qui ont jalonné l’histoire et les combats de la Gauche.

Si Territoires de Progrès a repris le flambeau de la Gauche de gouvernement sociale-démocrate, c’est précisément pour ne pas laisser la droite incarner seule la République face au naufrage idéologique de plus en plus caractérisé et inquiétant de la Gauche française.

Ce nouvel épisode affligeant valide notre détermination à faire vivre et à défendre l’idéal républicain, laïque et universaliste, dans le débat public et dans la majorité présidentielle.

Territoires de Progrès lance un appel à tous les socialistes, militants et sympathisants, à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans la grande famille des sociaux-démocrates et qui croient en une Gauche universaliste et tolérante. Nous partageons votre tristesse et votre consternation face au reniement de toutes nos valeurs.

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », c’est bien ce qui nous a toujours rassemblés. Retrouvons-nous !

Le groupe de travail “Jeunesse” de Territoires de Progrès se félicite de l’annonce de la prolongation des mesures gouvernementales de soutien mises en place pour aider les jeunes et de l’assouplissement des conditions d’entrée en « Garantie jeunes », marquant là une première étape vers la « Garantie jeunes Universelle ». Ces décisions vont permettre de surmonter leurs difficultés sociales et financières liées aux restrictions de la vie sociale, en particulier la disparition des petits boulots qui leur offraient un revenu d’appoint.

Les dispositions prises par le Gouvernement depuis le début de la pandémie en faveur de la jeunesse sont sans précédent, mais à la mesure des sacrifices stoïquement consentis par la jeunesse, dans l’immédiat comme dans l’avenir, pour donner « la priorité à la vie »  dans la gestion de la crise sanitaire. 

Le succès considérable des repas à 1 euro donne la mesure du nombre de jeunes en difficulté dans notre pays, ainsi que de la nécessité vitale du soutien public qui leur est apporté.

En braquant les projecteurs sur les difficultés particulières de la jeunesse, la crise sanitaire a ouvert la voie à l’instauration d’un « revenu jeunes », permettant à tous les jeunes, quelles que soient leurs origines sociales, d’envisager leur départ dans la vie plus sereinement et à l’abri des aléas, au-delà de leurs inégalités de naissance et de conditions.

Il devrait concerner non seulement la jeunesse active, étudiante, apprentie ou stagiaire, mais aussi la jeunesse en rupture, plongée dans la grande précarité, nécessitant un accompagnement social.

Moins volatile qu’un capital, il pourrait s’agir d’un revenu différentiel éligible aux 18-24 ans, cumulable dans la limite d’un plafond avec d’autres types de revenus, d’activités ou de transfert, afin d’assurer à chaque jeune français un revenu minimum de départ dans la vie.

Il s’agirait d’un coup de pouce de départ, plutôt que d’une assistance publique visant à surmonter un handicap social ou un accident de la vie.

Plutôt que d’un revenu universel ou d’une généralisation du RSA, superflu pour les jeunes de familles aisées, il serait attribué en fonction des revenus et du patrimoine des parents, sous obligation alimentaire des familles solvables, au même titre que l’aide sociale aux personnes âgées.

L’instauration d’un tel « revenu jeunes » à l’issue de la crise sanitaire serait un inestimable réconfort pour la génération Covid.

Co-signataires membres du groupe de travail “Jeunesse” de Territoires de Progrès |

Maxime Agazzotti, conseiller municipal
Pierre Bruynooghe, étudiant et délégué Coté-d’Or de TdP
Pierre Cilluffo Grimaldi, délégué Pyrénées-Atlantiques de TdP
Maxence Druelle, lycéen
Alexis Gibellini, délégué régional PACA de TdP
Benjamin Igranaissi, collaborateur parlementaire et membre du Comité Exécutif TdP
Theo Lobry, conseiller municipal et délégué Pas-de-Calais de TdP
Lucie Loncle Duda, adjointe au maire de Chesnay-Rocquencourt
Claire Martin, collaboratrice parlementaire
Cassandre Métayer, déléguée Morbihan de TdP
Charlotte Rault, conseillère municipale
Paul-Antoine Sigelon, conseiller ministériel
Elias Sohbi, étudiant
Ergün Toparslan, membre du Comité Exécutif, délégué Grand Est et animateur du groupe de travail “Jeunesse” de TdP
François Volpi, adjoint au maire