« Cela me fait extrêmement plaisir d’être parmi vous aujourd’hui. D’abord, parce que je reconnais beaucoup de visages amis, d’anciens camarades, mais aussi des visages que je ne connais pas mais que j’essaie de deviner derrières les masques et qui me montrent qu’entre temps la jeune génération ne cesse de fleurir.

Je voudrais revenir un instant sur, au fond, ce qui nous anime tous. C’est cette volonté qui nous anime tous de dépasser ce clivage que le président a tant voulu faire et il faut lui reconnaître ce courage incroyable que d’avoir, un moment donné, considérer qu’il fallait dépasser tout cela. Et dépasser c’est un terme très important, c’est un terme dynamique qui montre qu’il faut faire un effort pour se projeter en dehors de ce qui a pu être pendant des années nos cadres de réflexion, mais se dépasser ne veut pas dire perdre les valeurs fondamentales et humanistes qui nous animent. Je voudrais aussi rappeler une chose, car je peux le faire devant cet auditoire, c’est que ce dépassement qu’Emmanuel Macron a construit, c’est quand même d’abord des femmes et des hommes de gauche qui ont pris cette initiative ! Et je crois vraiment que, sans vouloir recréer des clivages, au moment où je nous appelle tous à poursuivre dans la voie, je pense quand même qu’il faut en être fiers. Il faut pouvoir en revendiquer et qu’il ne faut pas se laisser attraire dans cette espèce de manipulation qu’on voit bien en ce moment à l’œuvre, ou finalement Emmanuel Macron pourrait être accaparé par la droite pour être son candidat. Ah non, nous n’avons pas à laisser faire ça ! Et donc c’est extrêmement important que nous puissions non pas faire entendre notre voix mais contribuer à construire pierre à pierre ce dépassement fondé sur un certain nombre de valeurs humanistes, de progrès face aux conservatismes de tout bord, des valeurs sociales-démocrates, on peut utiliser les termes que l’on veut, mais c’est bien cela que nous voulons promouvoir.

Et le miracle au fond, même si tout ne va pas bien aujourd’hui, c’est que nous sommes un certain nombre autour de la table du gouvernement ou à l’Assemblée nationale, à travailler coté à coté avec des gens avec lesquels on aurait jamais imaginé pouvoir travailler. Et je le dis, parfois je me disais que j’étais un peu sectaire, il y a des gens avec qui j’aurais jamais imaginé travailler, je l’avoue. Donc, le dépassement, c’est quelque part un effort. C’est une construction. Ce n’est pas quelque jour qui coule de source, qui va de soi. C’est exigeant et c’est pour cela qu’on a besoin de l’énergie de tous. On travaille avec des gens avec qui on aurait pas imaginé et je suis très fière de pouvoir revendiquer un certain nombre de choses que nous avons déjà fait et dont je pense que beaucoup de vous tous vous pouvez vous y retrouver.

Qu’il s’agisse de la politique européenne que promeut le président de la République, qui est ce qu’on a voulu faire du temps de Lionel Jospin, Hubert Védrine. On prônait une Europe puissante et on était tous seuls à raconter ça. C’est ce qu’on est en train de faire en ce moment. Qu’il s’agisse de réformes sociétales, la PMA, on se retrouve tous bien là dedans et de tout ce qui touche le social, la protection sociale. On a l’impression qu’on a rien fait, mais enfin, on a revalorisé de 12% le minimum vieillesse, l’AAH, on a supprimé les cotisations salariales pour donner du pouvoir d’achat, le dédoublement des classes de CP, la classe obligatoire à partir de 3 ans, tout cela on a l’impression que ça n’existe pas mais ça existe, on l’a fait, heureusement qu’on l’a fait et je pense que cela doit constituer le socle à partir duquel on doit pouvoir réunir bon nombre de ceux qui partagent ces valeurs à venir la réforme de la dépendance, voilà quelque chose d’entre nous dans d’autres gouvernements ont pensé, ont reçu, ont rêvé mais n’ont pas pu le mettre en œuvre .

Je voudrais vous dire que je suis très fière d’être, à la fois membre de la République en marche, incarnation de ce dépassement certes difficile, parfois douloureux, et très fière et heureuse de pouvoir à vos côtés, contribuer à vos débats parce que nous allons avoir dans les deux années qui nous séparent de l’élection présidentielle. A la fois de faire vivre le débat d’idées autour de nos valeurs qui nous sont propres, et aussi contribuer à l’unité parce que je pense que nous ne sommes pas forcément ravis de ce qui s’est passé sur le plan électoral il y a quelques semaines, et que donc, il faut apprendre de nos erreurs. Et je pense que ce terme d’unité il faut le promouvoir, le chérir car il est le gage de la victoire de nos idées et si nous ne parvenons pas à gagner, alors ce sera le retour de l’encouragement aux particularismes, aux extrémismes, tout ce dont nous ne voulons pas parce que c’est ça qui tue la République. »

– Florence Parly, ministre des Armées | Paris, le 19 septembre 2020

«Je suis content que Territoires de Progrès commence par les idées et fasse le bilan critique du passé et pose une analyse lucide sur le présent et se projette à l’aune des échéances que nous allons connaître.

Je pense que le débat politique, intellectuel, quasiment philosophique a trop longtemps été happé dans les temps récents par les tenants de la rupture autoritaire dont on pense, ce qu’a dit Gilles, tende à considérer que nous devrons construire des maisons en bois, en arbres vivants, ce qui paraît être un défi. Ou les thuriféraires d’une exécution d’impragmatisme et peut-être que nous avons été trop souvent dans cette veine-là et que nous avons pu perdre parfois le sens de notre action parce que nous avons exécuté, fait des compromis trop pragmatiques sans revenir au sens et nous sommes dans une période de crise où les Français ont besoin de retrouver le sens d’une action politique.

Merci de commencer par les idées parce que la vie politique, c’est avant tout la vie des idées. Sur les combats politiques à venir, celui de 2022, et 2021 constitue aussi une échéance intéressante sur laquelle nous aurons des propositions à faire et j’appelle d’un vœu collectif. Sachons penser dans la digression. Jean-Yves parcourt le monde et voit les plaques tectoniques bougées en ce moment de façon très forte, plus intensément que les années passées, et ces ruptures-là constituent des opportunités pour sortir parfois d’une pensée classique, linéaire, il faut retrouver le sens de la transgression et penser la concurrence d’une façon nouvelle, penser la méritocratie dans la fonction publique d’une façon nouvelle, retrouver du sel et de l’envie et la plateforme que vous lancez aujourd’hui me paraît participer de cet élan collectif tout à fait nécessaire.

Construire la vie des idées, mener les combats collectifs, à ma place et à la République en marche, je serai ravi d’y participer à vos côtés ! »   

-Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux transports | Paris, le 19 septembre 2020

«Il est important que puisse exister et s’exprimer au sein de la majorité présidentielle un mouvement tel que Territoires de Progrès.

On est à un moment absolument inédit et sans doute impensable. Dans ce contexte, tout mouvement, tout responsable politique doit savoir se réinventer, dépasser les idéologies et les postures, rassembler pour relever des défis absolument inédits. Et être au service de tous.

Dans le même temps, je pense qu’il est tout aussi essentiel de redire avec beaucoup de force ce que nous portons. La volonté de construire une République apaisée, inclusive, solidaire et écologique. C’est ce que j’ai porté depuis trois ans au gouvernement avec les lois Mobilité, Energie Climat, anti-gaspillage.

Je pense que c’est ce qu’on fait au ministère du Travail avec une protection des Français, avec l’activité partielle, avec un plan pour permettre à chaque jeune de trouver sa place dans la société.

C’est ce que je porte, c’est ce que vous portez et c’est cela pour je tenais à être avec vous aujourd’hui. »

-Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion | Paris, le 19 septembre 2020

«Je suis convaincue que Territoires de Progrès répond à un besoin.

On est très nombreux à se retrouver dans la plateforme que vous avez commencé à présenter et qu’on va pouvoir détailler plus. Cette social-démocratie dans laquelle on porte une volonté de transformation et d’accompagnement de transformation de la société et une exigence particulière de justice sociale, je pense que cela nous rassemble vraiment.

Et oui, l’aménagement du territoire a été trop délaissé. En fait, tout notre modèle de société d’après-guerre est obsolète, notre modèle de production, notre modèle de travail, notre modèle de progression, notre modèle de répartition à un moment était tayloriste, à un moment où la voiture était toute puissante, à un moment où l’écologie intéressait 3 personnes et demi. Et il faut tout simplement réinventer le modèle. Simplement c’est un défi majeur et Territoires de Progrès peut nous aider à cela.

Sur le logement, je partage ce qui a été dit sur le très “en silos” des politiques. Le logement, c’est la politique de rencontre entre l’écologie et le social, c’est une politique économique, il faut construire plus de logements, on n’en pas assez en France, on a encore plein de gens qui sont mal logés, une politique environnementale, parce qu’on ne peut pas construire des logements n’importe comment et n’importe où et consommer toujours plus de terres naturelles, et c’est une politique sociale, parce que c’est une exclusion par le prix devenu de plus en plus cher qu’on a des gens sans abri ou en habitation provisoire.

Et cela il faut le faire avec les collectivités. Territoires de Progrès, ça veut dire que la solution est dans les territoires et qu’elle est dans le partenariat. Décentralisation, Etat fort, contractualisation globale, j’aimerais lancer un dialogue stratégique avec les villes et les métropoles sur le logement et l’aménagement pour arrêter de voir en silos et c’est uniquement comme cela qu’on répondra aux défis de demain. Donc longue vie à cette initiative et je suis heureuse d’être parmi vous, avec vous ! »

-Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement | Paris, le 19 septembre 2020

«A Pantin le 1er février, nous avions commencé à tracer et à poser les fondations de Territoires de Progrès. Depuis, je voudrais avant tout remercier celles et ceux qui ont vivre ce mouvement pendant cette période de confinement, et saluer le travail acharné de Gilles, notre délégué général, avec toute l’équipe qui l’accompagne. Je pense à Xavier, Yves, Najwa, à Félix, à Ergün, et toutes celles et ceux qui font vivre les réunions, les visios, portent nos paroles sur les chaines de télévision pour apporter la contradiction à ceux que nous voulons combattre, car nous sommes aussi là pour faire la politique et combattre un certain nombre d’idées et de thèses qui sont aujourd’hui déclamées.

Saluer ici les parlementaires, vous êtes une trentaine à nous avoir rejoint, à nous dire votre soutien et la volonté de participer à la création et l’animation de Territoires de Progrès. Vous savez, les unes et les autres, combien vous êtes les bienvenus à nos côtés. Saluer et remercier Emmanuelle, Jean-Baptiste qui ont participé à nos travaux de cet après-midi ; Elisabeth et Florence pour leur sympathie, leur soutien et leur présence parmi nous.

Nous sommes nombreux au sein du gouvernement et de la majorité à vouloir porter ces idées, et il faut rappeler – ce qui a été fait à l’instant par Florence – et qui fait écho à d’autres propos tenus en début d’après-midi, que lorsqu’Emmanuel Macron a proposé de dépasser les clivages, de rassembler, de mener cette aventure du dépassement et de la constitution d’une nouvelle majorité, c’est avant tout la gauche et le centre gauche qui ont répondu présents et qui ont ouvert ce combat, ce chemin, et c’est juste aujourd’hui de le rappeler !

Dire aussi que c’est utile aussi de nous rencontrer et de dire qui nous sommes : des femmes et des hommes sociaux-démocrates, progressifs, attachés à la construction européenne, attachés à la justice sociale, à la justice écologique, attachés aux valeurs de la République, à un combat pour la laïcité pleine et entière à laquelle on a pas besoin d’accoler un adjectif pour vouloir la défendre ou la dénaturer, mais bien faire en sorte que toutes les valeurs de la République soient portées et qu’ainsi le patriotisme républicain, auquel le président nous appelle régulièrement, soient parfaitement incarnés.

Je voulais aussi vous dire que cela fait du bien de se retrouver pour dire que nous sommes fiers de ce que nous avons fait et de ce que nous allons faire.

Pourquoi avons-nous été élus et pourquoi sommes-nous plus forts dans cette majorité ? Nous avons été élus pour rendre du pouvoir d’achat aux Français. Et nous l’avons fait. Cela a été le cas par la baisse des impôts d’abord et il faut avoir en tête que d’ici à l’année prochaine avec les mesures que nous sommes en train de mettre en place, les impôts, les prélèvements obligatoires dans notre pays auront baissé de 45 milliards d’euros, et bien loin de la caricature qui en est faite, cette baisse aura profité, pour moitié, aux entreprises afin de restaurer leur compétitivité et, pour moitié, aux ménages avec la baisse de la taxe d’habitation, des impôts sur le revenu, la baisse aussi par le basculement vers la fraction de la CSG, la baisse des cotisations assurée par les salariés sur leur travail et leurs revenus. Nous avons aussi fait en sorte d’augmenter le pouvoir d’achat par l’augmentation de la prime d’activité pour donner de la valeur au travail, faire en sorte que celles et ceux qui trouvent un emploi, qui ne franchissent pas un certain nombre de seuils, de barres de salaire puissent mieux les accompagner et mieux vivre. De la même manière, renforcer considérablement les minimum sociaux. Nous sommes le premier gouvernement à augmenter de 12% le minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapés, cela représente 100 euros par mois de plus et que nous avons ainsi pu faire bénéficier ceux qui en ont le plus besoin. Et puis, toujours pour le pouvoir d’achat, puisque nous avons vous et moi cette même histoire commune, que nous venons des mêmes horizons, le fait que nous avons à nouveau exonéré de cotisations et d’impôts les heures complémentaires que c’est certainement là une des mesures qui a marqué le divorce entre les classes populaires et moyennes et ceux qui pensaient que nous étions la gauche du gouvernement. Et donc nous avons agi pour le pouvoir d’achat et c’était là la première priorité, de la même manière que nous avons agi pour l’égalité des chances et de l’émancipation comme le dédoublement des classes dans les zones d’éducation prioritaire pour faire en sorte que l’entrée dans la scolarité soit le plus facile, le plus juste possible. En plus de cela, nous avons travaillé de manière inédite pour construire une Ecole plus inclusive et je pense notamment aux 50 000 postes pour les élèves en situation de handicap. Aujourd’hui, nous avons 73 000 personnes qui, au quotidien, et avec un statut plus préservé, avec des conditions d’emploi améliorées et moins précaires, se mobilisent pour faire en sorte que l’Ecole accueille tous les enfants.

Au-delà de ça, je voudrais souligner que nous avons eu une des pires crises sociales, une crise de société, avec cette expérience du confinement, de l’arrêt économique, culturel et social. Et pendant cette crise-là, et il faut le dire, nous avons été particulièrement à la hauteur. Nous sommes – l’OCDE le souligne – le pays qui a le mieux protégé le pouvoir d’achat de ses habitants, de ses salariés avec la mise en place du chômage partiel à un niveau jamais atteint, avec la volonté d’aider les plus fragiles et cela n’est pas assez dit. Pendant la crise, avec les lois de finance rectificatives, les entreprises, les associations qui aident les plus fragiles ont été mieux accompagnées, les réseaux d’insertion ont été mieux soutenus. Les plus fragiles ont fait l’objet de versement d’attributions spécifiques avec l’allocation de rentrée scolaire ou encore le versement à 800 000 ménages au début de l’été pour les aider à accompagner le confinement et la sortie du confinement. Tout cela nous l’allons fait avec la volonté d’être le plus efficace possible, mais aussi avec la volonté d’être le plus juste possible.

Nous devons être fiers de ce que nous avons fait et nous devons le porter. Je reprends à mon compte tous les mots qui ont été prononcé avant moi, fiers aussi de ce que nous allons faire. Gardons en tête que, dans notre pays – c’est une première que la scène européenne – nous avons réussi à trouver un accord avec les organisations professionnelles et syndicales – celles qui sont majoritaires et qui souhaitent dans la voie réformiste – pour mettre en place une activité partielle de longue durée. Un système qui va permettre de conserver les emplois, les compétences, de garantir le niveau des revenus pendant toute la période de crise que nous traversons de manière à ce que nous puissions en sortir plus forts à l’issue du plan de relance et surtout quand cette pandémie aura été surmontée. Le plan de relance, ce sont 30 milliards d’euros sont consacrés à la transition écologique, à l’autonomie, à la souveraineté économique, à des nouvelles filières industrielles. Mais ce sont aussi, et je vous invite à le répéter partout, 30 milliards d’euros consacrés à la cohésion des territoires avec l’aide comme cela n’a jamais été fait. Cohésion entre les hommes et les femmes, avec un effort massif sur l’insertion, la formation et la reconversion vers les métiers du futur. Avec la volonté de résoudre les inégalités territoriales en matière de numérique, et nous avons avec ces 100 milliards d’euros du plan de relance que nous mobilisons, une occasion absolument inégalée, inespérée – même si nous en connaissons tous les causes et le contexte – de mener les politiques que nous voulons mener, que nous menons aujourd’hui et que nous mènerons demain. Avec le développement de cette 5è branche de la sécurité sociale, l’autonomie et la prise en charge de la dépendance, nous menons les politiques et les réformes que les sociaux-démocrates ont toujours voulu mener dans ce pays. C’est ce gouvernement qui le fait, c’est cette majorité qui le fait et je vous invite à le dire et à le répéter.

Nous sommes le débouché naturel de la social-démocratie. Nous sommes l’outil politique naturel de celles et ceux qui veulent la réussite du quinquennat et nous aurons cette réussite avec notre originalité. Territoires de Progrès accueille en son sein des femmes et des hommes qui viennent de toute la gauche et des gens qui adhèrent à la LaREM ou qui n’y adhèrent pas. Et c’est aussi cette grande liberté que nous laissons à celles et ceux qui nous rejoignent. Jamais nous n’exclurons quelqu’un pour son appartenance politique, peut-être que d’autres excluront leurs adhérents lorsqu’ils sauront qu’ils participent à nos travaux mais le dogmatisme ne sera jamais de notre côté. Nous accueillons tout le monde, nos portes sont grandes ouvertes, nous voulons cet ancrage de la social-démocratie dans cette majorité et voulons y participer.

Demain, nous allons continuer à travailler et nous le ferons avec vous, explorer les axes et les orientations de la plateforme à laquelle vous allez tant contribuer pour donner de l’énergie dans les derniers mois. Les axes, les documents qui vous ont été remis aujourd’hui ne sont qu’une petite partie du travail de réflexion, d’approfondissement et que chacun d’entre vous dans le cadre des réunions animées par l’équipe autour de Gilles, il y a encore à creuser pour poser cette doctrine, les propositions et les priorités que nous voulons défendre autour de ces propositions stratégiques. Cela va nous prendre du temps mais cela ne va pas nous détourner d’autres chantiers, d’autres travaux qui nous attendent pour faire porter notre voix, faire en sorte que nous soyons, dans cette majorité, à la fois solidaires et originaux. Solidaires parce que loyaux, c’est notre marque de fabrique. Solidaires parce que nous savons parfois ce que coûte le délitement, le fractionnement d’une majorité. Solidaires et engagés, à aucun moment nous serons pris à défaut par une manque de loyauté ou de cohésion. De la même manière, à aucun moment, nous serons pris par défaut sur un manque de propositions, d’innovation, sur une incapacité à nourrir le débat. Et je le dis, nous sommes heureux d’être à vos côtés, d’être portés par vous. Cela n’enlève rien à notre loyauté pour le président de la République, ni pour le Premier ministre, et les pas de côté que Territoires de Progrès pourraient faire sur tel ou tel sujet sont normaux et naturels.

Chaque mouvement, chaque composante de la majorité est libre de penser comme il l’entend. L’essentiel c’est de la faire en convergence, en cohérence, dans le rassemblement qui nous permette à toutes et à tous d’être ancrés dans cette majorité et contribuer aux débats d’idées et à la préparation du programme pour 2022.

Et enfin, pour vous dire que demain, il y aura une aventure à construire participer collectivement, c’est cette création de la “maison commune” appelée de leurs voeux par le président de la République, le Premier ministre, Stanislas Guérini ou encore François Bayrou. Cette maison a vocation de rassembler toutes celles et ceux qui pensent que la majorité va dans le bon sens. Tous celles et ceux qui veulent préparer un nouveau quinquennat pour Emmanuel Macron. Nous y serons et nous y serons forts parce que nous sommes originaux, nous serons nous-même, nous y serons pour faire entendre notre voix et faire entendre notre fidélité à la social-démocratie. Bon travail à toutes et à tous ! »

– Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics | 19 septembre 2020

Olivier Dussopt

«Les sociaux-démocrates ont toute leur place» | Olivier Dussopt, Le Figaro 18 septembre 2020

Le mouvement Territoires de progrès, que vous animez avec Jean-Yves Le Drian, fait sa rentrée samedi à Paris. Quel est son rôle?

Notre mouvement, notre association regroupe des gens de gauche, progressistes, sociaux-démocrates, élus locaux, responsables syndicaux qui souhaitent participer et renforcer la majorité présidentielle et d’autres qui veulent faire vivre une sensibilité sociale-démocrate. Des parlementaires de la majorité se retrouvent dans cette démarche-là. C’est une démarche unitaire, absolument pas fractionniste. Avec Jean-Yves Le Drian, nous avons suffisamment eu l’expérience du délitement d’une majorité dans le quinquennat précédent pour ne pas nous prêter à un jeu de fractionnement, ou de division. À ce titre, nous sommes extrêmement heureux que le président de la République, le premier ministre et Stanislas Guerini s’inscrivent dans cette logique de rassemblement.

Vous êtes l’aile gauche de la majorité…

Je ne sais pas s’il existe une aile gauche ou une aile droite. Ce qui est sûr, c’est que nous considérons que les progressistes et les sociaux-démocrates ont tous leur place dans cette majorité. En 2017, comme aujourd’hui. Notre majorité et ce gouvernement mettent en œuvre les réformes que les sociaux-démocrates ont appelées de leurs vœux depuis longtemps: la création de la cinquième branche consacrée à l’autonomie, le reste à charge zéro, l’augmentation de la prime d’activité.

Est-ce plus difficile d’attirer des gens de gauche en 2020 qu’en 2017?

Je ne crois pas. Dans les réformes que nous conduisons et qui sont à venir, il y a tout pour convaincre, s’il le fallait encore, les électeurs de gauche et de centre gauche de participer et de rester dans cette majorité. Au-delà des réformes que nous portons, il y a aussi le «Ségur de la santé», autre marqueur important. Quand on est de gauche dans ce pays, le choix est binaire entre celui de participer à une majorité qui met en œuvre des politiques de progrès social, ou celui de rester dans des mouvements qui s’inscrivent dans la permanente contestation. Je le répète, les sociaux-démocrates ont toute leur place dans cette majorité. D’ailleurs, certains collègues du gouvernement comme Emmanuelle Wargon (Logement) ou Brigitte Bourguignon (Autonomie) s’impliquent déjà à nos côtés.

Quel est l’objectif de votre rentrée?

Structurer, organiser notre mouvement pour demain participer à la réélection du président. Les groupes de travail que nous avons constitués en juin feront état de leurs travaux afin de rédiger un manifeste, un texte programmatique. Nous souhaitons que des candidats sociaux-démocrates soient investis dès les prochaines élections.

Pensez-vous, comme Manuel Valls, que Jean-Luc Mélenchon a quitté le champ républicain?

Lorsqu’on fait siennes des thèses qui relèvent de l’indigénisme ou du communautarisme, lorsqu’on s’inscrit dans une démarche qui vise à soutenir des valeurs qui ont parfois un caractère presque séditieux, alors oui on flirte avec les limites de la République. Ce jeu est dangereux.

Notre majorité et ce gouvernement mettent en œuvre les réformes que les sociaux-démocrates ont appelées de leurs vœux depuis longtempsOlivier Dussopt

Une alliance des gauches menacerait-elle Emmanuel Macron?

Je ne crois pas à leur capacité à se rassembler. Mon expérience passée m’a prouvé que le rassemblement était souvent un affichage mais jamais une réalité. Et puis, je ne crois pas que les Français soient prêts à adhérer au modèle de société qu’une telle coalition porterait.

Cela fait de vous la nouvelle «deuxième gauche»?

Cette majorité autour du président incarne le progrès et l’attachement à l’égalité des chances. Les socialistes sont à un carrefour. Soit ils se rangent derrière LFI et Europe Écologie-Les Verts mais je ne pense pas que ce soit le sens de l’histoire ni l’engagement des militants. Soit ils s’inscrivent dans la majorité, tel que nous le proposons avec Territoires de progrès.

Comment appréhendez-vous le plan de relance de 100 milliards?

Pour répondre à la situation que l’on connaît, le premier ministre a indiqué qu’il fallait accepter de dégrader temporairement les finances publiques. Mais même le ciel a des limites. Il faudra un jour revenir à des niveaux d’engagement soutenables dans le temps. Il faut que, fin 2022, nous ayons retrouvé le niveau de richesse qu’on connaissait fin 2019, c’est notre objectif. Il faudra alors rétablir l’équilibre des finances publiques et maîtriser la dette pour consolider la croissance. Notre sérieux budgétaire et les transformations menées depuis 2017 nous permettent aujourd’hui de mettre en œuvre une relance jamais vue, tout en continuant à baisser les impôts.

Chers camarades ! Je suis heureux de vous retrouver ici. D’abord mes collègues ministres mais aussi vous tous.

Nous avions un premier rendez-vous en février, le virus a interrompu, en partie, pas totalement, nos travaux, surtout notre visibilité publique et nous nous retrouvons. Je dis « camarades » parce que nous sommes de gauche. Nous sommes de la gauche de l’action, nous ne sommes pas de la gauche de la leçon. Nous ne disons pas entre nous ‘nous venons de la gauche’, nous sommes de gauche dans le mouvement de transformation sociale et d’émancipation qu’a initié le président de la République. Nous sommes de gauche dans le « en même temps ». C’est la raison pour laquelle je disais que la social-démocratie avait déménagé. Elle était maintenant dans le « en même temps » et dans le mouvement de transformation, en permettant le dépassement dont a parlé Florence, mais en gardant nos propres valeurs. Nous avons déménagé, je le dis pour Emmanuelle (Wargon) : le logement ça va, nous sommes assez bien dans ce nouveau logement, d’autant mieux que toute une série d’initiatives que nous avions avant, ont pu aboutir au cours des trois dernières années alors qu’on en a pas assez parlé, mais c’était des mesures de gauche. Lorsqu’on voit l’ampleur des actions de transformation sur l’Ecole, les mesures de protection sociale qu’a évoqué Olivier, lorsqu’on voit l’engagement du projet européen qu’a évoqué Florence, lorsqu’on voit le tournant de la transition écologique que nous avons initiée, tout cela c’est du matériau de gauche où je ne m’y connais pas ! C’est ce que nous portions avant que nous continuons à porter. Nous sommes de gauche dans une social-démocratie qui a déménagé.

Peut-être, Emmanuelle, un appartement un peu plus grand pour l’avenir dans la maison commune ! Mais même dans la maison commune, un appartement un peu plus grand, et pour l’avoir, il faut arriver avec des meubles pour que ça remplisse et que ça donne du sens. C’est l’objet du travail que vous avez initié les uns et les autres autour de Gilles en particulier. Je salue tout le travail de propositions et de réflexions qui a été engagé qui fera l’objet de cette plateforme, c’est, d’une certaine manière, nos meubles dans notre nouveau logement. Cela montre aussi la force de notre détermination et la qualité de nos propositions. C’est aussi un peu une anticipation, une production à la française du compromis politique.

Toutes les mesures prises ces trois dernières années ne sont pas toutes des mesures de gauche. Mais, parce que nous étions dans ce mouvement, nous avons pu soutenir, faire passer, initier, concrétiser tout un paquet d’initiatives et de valeurs que nous voulions mettre à l’œuvre et qui se concrétisent aujourd’hui. C’est cela le compromis. Dans d’autres pays, ça se passe autrement, mais la tradition historique en France n’a pas permis cela et nous le faisons là, si j’ose dire, en marchant.

Devant nous maintenant, pour la préparation de cette plateforme, nous devons, à mon sens, remplir 2 rôles :

Garder cette vocation de vigie à la fois bienveillante et exigeante de nos valeurs de gauche. Veiller en permanence que, ce à quoi nous croyons, soit pris en compte, peut-être pas totalement ; et d’autre part, parallèlement, garder un rôle d’aiguillon progressiste et propositionnel indispensable à notre majorité présidentielle.

Il faut mener ce double rôle sur nos fondamentaux, sur ce que fait notre histoire et notre culture communes. Donc, investir en priorité dans notre réflexion et dans la plateforme sur ce qui fait notre originalité dans ce débat. Je vais fixer quatre thèmes essentiels pour nos apports de vigie et d’aiguillon :

  • D’abord la méthode, avec 3 points : nous sommes farouchement décentralisateurs, c’est dans notre histoire, dans notre manière de concevoir la République, parce que nous sommes convaincus que c’est dans les territoires que se trouvent les facteurs de créativité et de solidarité. C’est évidemment une décentralisation plus audacieuse qui s’accompagne d’une déconcentration, d’une différenciation, d’une décomplexification que nous devons soutenir pour empêcher et inverser les fractures territoriales. C’est un rendez-vous important pour Territoires de Progrès.
  • Nous sommes aussi farouchement pour que nous inventions de nouvelles formes de citoyenneté. A chaque étape de son histoire, la République réinvente des formes de participation de citoyenneté et il faut que nous soyons dans la force propositionnelle à cet égard. Je vois dans les rapports que j’ai pu lire qu’on propose des contrats territoriaux de développement écologique pour permettre l’articulation entre l’agir local et l’agir global. Voilà des initiatives, des batailles que nous devons mener parce qu’on sait très bien que la bataille écologique ne peut pas se gagner par l’ordre d’en haut, elle doit être partagée, cela fait partie du paquet de nos propositions de Territoires de Progrès.
  • Nous sommes tout à fait convaincus qu’aucune grande réforme ne doit être entreprise en France sans que les partenaires sociaux y soient pleinement associés et sans que leurs voix ne soient entendues. On ne peut être d’accord avec tout ce qui proposé mais ce mouvement-là, cette maïeutique-là, soit la nôtre et soit celle à laquelle nous soyons très vigilants. Vigie et aiguillon en permanence. Ces trois piliers de la méthode me paraissent tout à fait indispensables pour répondre à l’urgence démocratique et pour inverser les pertes de confiance que nous constatons les uns et les autres dans les territoires.
  • Le 2è point majeur de notre identité : c’est l’exigence républicaine, la bataille républicaine que cela représente, Francis Chouat l’a dit avec beaucoup de force, mais aussi le combat contre le relativisme, le combat contre ceux qui pensent que l’appartenance à une communauté ethnique, religieuse, voire raciale, est l’objectif qu’il faut atteindre alors que cela menace l’adhésion à la communauté nationale. C’est ce combat-là qu’il nous faut mener. Il nous faut le mener sur trois orientations qui font partie du centre du projet de la plateforme que vous avez initié.
  • D’abord, réaffirmer la force de la Loi commune en faisant valoir partout l’Etat de droit en permettant le rétablissement de l’autorité publique, ferme mais irréprochable, et c’est une valeur de gauche que de dire que la sécurité fait partie de la citoyenneté, du bien-être de la République. Il ne faut pas se cacher derrière cela. Car les principales victimes de l’insécurité, ce sont les plus démunis, les plus marginalisés. Ce sont ceux qu’il faut défendre et donc le respect du droit, la force de la Loi doivent être au centre de nos propositions et de notre plateforme. En réaffirmant constamment nos valeurs d’unité et d’indivisibilité de la République. Le projet de loi sera un creuset tout à fait essentiel pour cela. Le 2è aspect de l’exigence républicaine, c’est la laïcité, qui ne tolèrerait ni additif ni accommodement. Elle exige seulement d’être assumée et, dans le débat qui a cours actuellement, la laïcité n’est pas tant un principe qui empêche qu’un principe qui permet, pas tant un principe de restrictions qu’un principe de liberté, n’ayons pas la laïcité honteuse ! Nous devons faire en sorte que ce thème soit une marque de fabrique de Territoires de Progrès. La loi, la sécurité, la laïcité, l’école -Yves Durand a dit tout sur l’école ce qu’il fallait dire. C’est l’élément du thème développé à de nombreuses reprises par le président de la République, sur la nécessaire sortie de l’assignation à résidence – j’aime beaucoup cette formule – l’assignation à résidence territoriale, l’assignation à résidence sociale, on en sort par l’Ecole ! Comme le tryptique de sécurité, laïcité, école, c’est ce que nous devons porter, c’est notre histoire de gauche et c’est, je pense, pour Territoires de Progrès, un élément central.

    Le 3è aspect prioritaire est de faire en sorte que dans la période qui vient, qui va être difficile parce que chacun sent bien l’inquiétude, la peur, le désarroi, une lassitude devant la reprise de la pandémie et ses répercussions sur la vie sociale, collective et amicale. Peur devant les conséquences à venir sur les risques de pertes d’emploi et de démantèlement économique, on le sent bien, cette source d’inquiétude. Et peur aussi devant les conséquences concrètes que pourraient avoir une transition écologique mal gérée, ou gérée de manière brutale, voire autoritaire. Il y a cet ensemble-là qui crée une forme de malaise, qui peut provoquer des grosses difficultés ou peut être le creuset d’un avenir différent. Nous devons, Territoires de Progrès, pour manifester notre témoignage dans cette période, aboutir au fait qu’au-delà des mesures qui ont été prises immédiatement pour juguler les effets de la crise sanitaire, il faut que nous fassions ensemble réussir le plan de relance. C’est un vrai plan de refondation, y compris dans sa dimension écologique. Il faut que nous soyons la vigie et l’aiguillon aussi sur le plan de relance, éviter les effets d’aubaine, éviter que les contreparties soient vilipendées, éviter que la mutation écologique soit autoritaire, faire en sorte que les grandes orientations soient partagées par les territoires et les acteurs sociaux. C’est ce qui est en train de se faire, mais notre vigilance à nous devra être là. C’est ce qui fera aussi le corps de nos propositions dans cette plateforme que nous envisageons de rendre publique bientôt.

Et enfin, je terminerai par l’Europe. Moi je suis assez optimiste sur de l’Europe, c’est peut-être la première fois que je le dis ! Quand on voit d’où on vient, quand on se souvient des sourires, à l’époque un peu plus amicaux qu’ils ne l’auraient été aujourd’hui, qui ont accompagné le discours de la Sorbonne. « Ce doux rêveur, ce grand naïf, mais vaut mieux qu’il pense ça que le contraire, on verra bien, il ne voit pas que tout cela n’est pas possible. » Quand on compare ce qui a été initié, lancé au moment du discours de la Sorbonne, et la réalité d’aujourd’hui, faites les comparaisons, faites le comptage ! L’avancée est considérable, elle est due à l’action du président de la République. Mais l’Europe, c’est aussi nos gènes, à nous les sociaux-démocrates, depuis tout le temps, et il faut que sur ce sujet là aussi que nous soyons la vigie et les aiguillons. Je considère que l’Europe est en train de sortir de son innocence, elle est en train de passer d’une puissance en retrait qui ne voulait pas s’accepter comme telle à une puissance de fait qui commence à être respectée, y compris par les Chinois et les Américains. Alors certes tout n’est pas achevé, on a vu les difficultés sur le plan de relance, dans la mesure où c’était un saut qualitatif considérable. On a vu aussi les difficultés avec nos partenaires qui ne retiennent que la dimension du marché qui rognent sur les valeurs, sur le droit, sur la régulation, ce combat-là continue mais nous avons de plus en plus de partenaires et nous avons aussi en alliance une Allemagne qui, aujourd’hui, a muté sur ses objectifs. Et puis, c’est une nécessité pour faire avancer les grands défis qui sont devant nous, on ne pourra pas gagner le défi écologique, numérique, migratoire, sécuritaire, le défi de la ré-industrialisation, tous seuls ! Et quand je vois progressivement apparaître dans le vocabulaire, des mots comme  « autonomie stratégique » ou« souveraineté européenne », il y a même deux ans cela n’était pas imaginable ! Aujourd’hui nous sommes dans une nouvelle phase avec le président de la République, c’est d’essayer de transformer cette dynamique-là avec beaucoup de vigilance et d’engagement. C’est un combat permanent, mais c’est un combat qui progresse, un combat des sociaux-démocrates.

Il s’est passé quelque chose aujourd’hui, d’abord ! Nous sommes nombreux, il y a des membres du gouvernement, certains n’ont pas pu venir, Olivier Véran, en particulier et à Brigitte Bourguignon. Mais nous sommes dans une dynamique dans la majorité présidentielle pour faire avancer la France et apporter dans cette coalition à laquelle nous participons, la voix de notre histoire, la voix de nos valeurs, la voix de la gauche tout en restant intègres sur nos valeurs et dans notre identité. Mais c’est notre identité qui contribue aussi à faire de la “maison commune” une force pour l’avenir. Je trouvais que dans le communiqué pour identifier ce que nous sommes, il y avait toutes les phrases qu’il fallait : nous voulons incarner une social-démocratie adaptée à notre époque au sein de la majorité présidentielle et loin des radicalités populistes. Nous appelons à la reconstitution d’une gauche de mouvement fermement républicaine, c’est notre projet, merci d’y contribuer !

-Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères | Rentrée politique #TdP2020, 19 septembre 2020

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Jean-Yves Le Drian

«Je n’ai pas le macronisme honteux mais conquérant» | Jean-Yves Le Drian (Le Parisien, 29 septembre 2020)

A 73 ans, l’inoxydable breton applique les consignes sanitaires à la lettre. Sur le plan politique aussi, Jean-Yves Le Drian veut prendre toute sa part. Alors que le chef de l’Etat a demandé à ses troupes d’élargir le périmètre de la majorité, l’ancien baron socialiste a réactivé récemment son club d’élus « Territoires de progrès », réunissant de nombreux ministres et députés. Il précise qu’il « reste un homme de gauche » et qu’il va « se faire entendre davantage ». Face à l’aile droite du macronisme, le « menhir » est décidé à jouer son rôle. Extrait de son interview dans Le Parisien, 27 septembre 2020.