Contrairement à ce que l’on entend et à ce que l’on voit sur certains médias, l’article 24 du projet de loi Fauvergue-Thourot sur la sécurité globale n’interdit pas de filmer les interventions policières, et précise même que les captures d’images pourront être tenues à la disposition de la Justice pour nourrir l’instruction de plaintes.

Cet article vise à interdire la diffusion d’images de fonctionnaires de police dans « le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique ».

Outre que, s’agissant d’images, il sera quasiment impossible d’établir la preuve indubitable des intentions de leurs auteurs, on voit mal ce que cet article apporte de réellement nouveau à l’arsenal juridique existant contre toutes les formes d’agressions et d’outrages visées par le code pénal.

Par ailleurs, il est douteux qu’il suffise à endiguer les débordements des réseaux sociaux et de leur totale permissivité éditoriale.

Enfin, à l’époque des smartphones, il serait d’une grande naïveté de penser pouvoir interdire la capture et la diffusion d’images privées par la magie d’un texte de loi. Les images qui nous parviennent des régimes les plus totalitaires devraient nous en convaincre.

Les vertus polémiques de cet article sont donc démesurées en regard des effets que l’on peut en attendre.

En revanche, il a le mérite de poser le problème de la sécurité des fonctionnaires, dans un contexte de violences croissantes et de radicalités de tous ordres, relayées et exaltées par les réseaux sociaux, et qui s’exercent contre les détenteurs de l’autorité publique, dans l’exercice de leur fonction comme dans leur vie privée.

Les assassinats à domicile des deux policiers de Magnanville en 2016 et de Samuel Paty devant son collège cette année, en sont l’illustration la plus abjecte.

Ils appellent des mesures vigoureuses de protection des serviteurs de la République, et pas seulement des policiers, même s’il faut tenir compte de leur exposition particulière à des situations agressives, dangereuses et aléatoires.

En réponse à ce nouveau contexte, le projet de loi Sécurité globale devrait déjà durcir les sanctions existantes contre les agressions et outrages à l’égard des forces de police, mais aussi d’autres catégories d’agents publics ou chargés d’une mission d’intérêt général exposés, comme les enseignants, les juges, les gendarmes et policiers municipaux, les services de sécurité civile, les agents hospitaliers, les travailleurs sociaux, sans oublier les élus…

Il pourrait simplement étendre le « droit à l’image » des personnels de police et de gendarmerie en intervention, en imposant un floutage systématique des images de leurs visages, sauf autorisation de leur part, mais c’est déjà souvent le cas dans la pratique actuelle. Après tout, personne ne s’émeut que les corps d’intervention de la police et de l’armée les plus exposés interviennent cagoulés.

Territoires de Progrès considère que la liberté de la presse, qui ne serait en rien contrariée par de telles dispositions, est intangible. Soumise à un code de déontologie qui lui impose de pouvoir d’identifier les auteurs d’articles de presse ou de reportages, elle doit rester libre de son exercice et de sa responsabilité éditoriale.

Par contre, en l’état, de telles dispositions ne sont pas de nature à endiguer les violences anonymes ou sous pseudonymes contre personnes que charrient quotidiennement la lie des réseaux sociaux.

Quand la liberté d’expression met en danger la sécurité des serviteurs de la République, alors la République a le devoir de les en protéger sur la base des incriminations existantes dans notre code pénal : cette intention de la loi Fauvergue-Thourot n’est pas contestable.

Territoires de Progrès estime qu’il n’y aura pas de « sécurité globale » pour nos fonctionnaires comme pour nos concitoyens tant que la République restera désarmée devant les phénomènes de lynchage numérique.

Nos démocraties ne pourront faire l’économie de mesures de contrôle des réseaux sociaux, sous l’égide d’une Autorité indépendante.

Par Gilles Savary, déléguée général et Véronique Hamayon, déléguée aux études de Territoires de Progrès

Au plan des politiques publiques écologique, énergétique et climatique nationales, Territoires de Progrès considère que l’effort essentiel doit porter sur la conversion énergétique, la préservation de la biodiversité, la lutte contre les pollutions de l’air, de l’eau et des sols, et sur la préservation de la santé humaine, notamment à travers l’alimentation, la pratique sportive régulière fût-ce la seule marche à pied, enfin sur le bien-être animal.

La conversion énergétique doit prioriser l’abandon progressif des énergies fossiles, qui ouvre par ailleurs des perspectives d’indépendance commerciale et politique, particulièrement souhaitables pour un pays comme la France totalement dépendant des importations de pétrole.

La priorité absolue doit être portée sur la maîtrise des consommations énergétiques avec une refonte des aides à l’isolation et à des chaudières performantes mais aussi à des aides en la matière pour les entreprises ; ce qui est bon pour l’environnement l’est aussi pour le compte d’exploitation des entreprises et pour le portefeuille des ménages.

Nous croyons à une transition vers une économie verte et vertueuse, capable de susciter l’adhésion aussi bien dans les territoires ruraux que dans les territoires urbains, mobilisable dans tous les milieux sociaux, avec une implication des processus de production des entreprises et du cycle de vie des produits et services mis à disposition des consommateurs et des citoyens. L’écologie du produire-mieux et du consommer-mieux regarde les besoins des générations futures mais aussi ceux des générations présentes, elle concerne l’état des biens naturels communs mais aussi le porte-monnaie.

Le développement des énergies renouvelables en constitue un enjeu essentiel qui doit être mis en œuvre sur un mode décentralisé de « circuit court énergétique », sous l’autorité des régions.

Alors que le modèle allemand se traduit par la construction de nouvelles centrales à charbon et un recours à une base électronucléaire d’importation pour compenser le caractère fortement aléatoire de leurs énergies renouvelables, nous considérons que le renoncement aux centrales nucléaires ne peut être d’actualité tant que nous n’aurons pas la certitude technique que les énergies renouvelables seront capables de couvrir tous les besoins d’une France totalement décarbonée et électrifiée à un prix abordable et avec une régularité d’approvisionnement garantissant notre indépendance. Il serait par ailleurs contre-productif et paradoxal que la France renonce à son statut international de pays à faible émission de gaz à effet de serre (GES), grâce au nucléaire, au moment où l’on appelle le monde à démultiplier les efforts de lutte contre le réchauffement climatique.

Nous sommes favorables à une politique de substitution énergétique progressive supposant un remplacement partiel et pragmatique de notre actuel parc de centrales par une nouvelle génération de réacteurs, en assumant ses inconvénients liés à l’enfouissement contrôlé des déchets nucléaires sous contrôle d’un comité scientifique international. Parce que l’urgence est de diminuer rapidement les gaz à effet de serre, son calendrier doit primer sur la sortie du nucléaire.

Nous en appelons dans le domaine des transports à une politique volontariste de décarbonation, supposant notamment la restauration d’une « euro-vignette » automobile, de faible montant mais à large base, pour remplir le double objectif de modification des prix relatifs en faveur des modes de transport propres et de financement des infrastructures et de la recherche en propulsions zéro émission. Conformément à la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015, nous réaffirmons que le prix du carbone est le signal le plus efficace pour impacter les décisions des producteurs et baisser leur empreinte, dès la conception des produits, et qu’il ne peut être supporté par les consommateurs qu’à la condition qu’il soit neutralisé pour les ménages modestes les plus captifs de l’automobile.

Nous sommes favorables à un positionnement ambitieux de la France en matière de filière hydrogène, dont elle dispose de tous les atouts industriels, ainsi que d’accélération de la recherche-développement sur les techniques de stockage à partir des énergies renouvelables. En l’état actuel des connaissances, la filière hydrogène alimentée par une énergie propre semble la plus appropriée à une décarbonation totale des modes de transport gros porteurs comme les trains, poids lourds, navires et avions, et de surcroît la mieux garante de notre indépendance énergétique future. Nous en appelons à une politique nationale et à des politiques régionales d’incitation à la distribution de carburants et d’énergie décarbonée dans les zones dépendantes de l’automobile.

Nous proposons une régionalisation de la politique de déploiement des énergies renouvelables financée en partie par la relocalisation de l’Imposition Forfaitaire des Entreprises de Réseaux (IFER), à partir d’agences techniques régionales associant RTE, Enédis et les distributeurs de proximité, placées sous le contrôle du régulateur national, et par la mise en place d’un intéressement tarifaire des populations riveraines de champs éoliens.

En matière de protection de la biodiversité, nous plaidons pour un transfert de compétences aux régions, sous réserve d’un droit de substitution de l’Etat en cas de carence, par un transfert de la gestion des zones Natura 2000, de la politique des espaces naturels sensibles et une régionalisation de l’agence nationale de la biodiversité ainsi que des ressources fiscales afférentes. Nous doterons également les établissements fonciers régionaux d’une mission de continuité écologique et de trames verte et bleue.

En matière de lutte contre les pollutions, de politique de l’air et de l’eau, Territoires de Progrès propose la dévolution d’un pouvoir réglementaire et de police accru aux différents niveaux de collectivités locales concernées, selon le principe de subsidiarité.

En matière de préservation de la santé humaine, de sécurité alimentaire et de protection du bien-être animal, Territoires de Progrès propose la mise en place d’une « police du bien-être » en charge d’exercer des contrôles indépendants et de prononcer des sanctions dans le cadre d’un régime d’infractions simplifié.

Afin de lutter contre la surproduction de déchets, nous proposons, outre l’instauration d’une taxe « plastique », la mise en place d’une incitation fiscale à la réduction du packaging à la source, au profit du vrac, là où c’est possible. Elle pourrait se traduire par un « malus packaging » permettant de financer un accès gratuit aux déchetteries afin de lutter contre les incivilités environnementales et la multiplication des décharges sauvages. Nous accélèrerons la politique de retour à la consigne du verre à l’image de l’Alsace ou de l’Allemagne qui réutilise près de la moitié de ses emballages de boissons. Nous accompagnerons la formation et les qualifications des filières du réemploi et de la réutilisation.

Enfin, Territoires de Progrès en appelle à une grande politique régionalisée de sanctuarisation des paysages, des itinéraires pittoresques routiers, ferroviaires, cyclables et pédestres, et des sites naturels remarquables.

Parce que Territoires de Progrès considère qu’une politique environnementale et climatique ambitieuse doit rechercher l’adhésion du corps social en veillant à ce qu’elle ne soit pas exclusive de certaines catégories de la population et d’activités économiques qui nécessiteraient des périodes de transition et d’adaptation, nous proposons que dans tous ces domaines, touchant à l’environnement, les nouveaux CESE et CESER, qui représentent les composantes socio-professionnelles de la nation, disposent de batteries d’indicateurs sur les biens communs et sur l’acceptation sociale de la transition écologique, mais aussi de prérogatives de saisine préalable de tout projet législatif ou réglementaire pour ce qui concerne les compétences dévolues à l’Etat et aux régions, ainsi que d’un droit d’auto-saisine indépendant.

Ils publieraient par ailleurs un rapport annuel d’évaluation de l’état d’avancement de ces politiques, à tous les niveaux compétents, qui ferait l’objet de débats annuels de suivi au sein des conseils régionaux et du Parlement.

L’alliance de l’écologique et du social ne doit pas se cantonner à un slogan politique racoleur ou à un marketing d’alliance électorale, mais doit s’exprimer concrètement dans l’accompagnement économique et social des secteurs d’activités les plus vulnérables ou les moins préparés à un changement de modèle, afin que la transition écologique soit un progrès pour tous sans sacrifier quiconque.

C’est pourquoi, notre Mouvement considère que l’on doit mener de pair des politiques comportementales raisonnées et des politiques de substitution technologique volontaristes, basées notamment sur des alternatives dûment validées.

Enfin, il nous apparaît impératif de définir et de mettre en œuvre, parallèlement à des mesures d’incitation à la réduction des émissions et au changement de modèles productifs, des politiques d’accompagnement social et économique de la transition écologique, actuellement angles morts des politiques publiques, visant à accompagner les conversions économiques et les adaptations professionnelles et sociales aux exigences climatiques et écologiques. En particulier nos propositions de réorientation radicale des aides de la politique agricole commune (PAC) vont dans ce sens.

Chapitre 3, avant-propos | Le choix du réformisme écologique plutôt que la rupture autoritaire : agir local et agir global !

Chapitre 3, article 3.1 | Dépasser les excès du productivisme et du consumérisme

Chapitre 3, article 3.2 | La transition écologique par les incitations et l’innovation plutôt que par la punition

Chapitre 3, article 3.3 | La France à l’initiative d’une Organisation mondiale de l’environnement

Chapitre 3, article 3.4 | Des contrats territoriaux de développement écologique et climatique pour mobiliser l’intelligence et la diversité locales

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Contribution du think thank Novo Ideo, par Ruth Belassein

Faut-il quitter son territoire pour « réussir dans la grande ville » ? Les villes moyennes, juste équilibre entre la ville et le bourg, entre l’urbain et le naturel, seraient à l’heure climatique et du télétravail l’espace en devenir ? Réalisations d’aujourd’hui pour penser demain

Si les villes moyennes ne sont pas celles que l’on pense à évoquer en premier lieu lorsque l’on parle d’urbanisation, elles représentent tout de même près du quart de la population française soit environ 17 millions d’habitants. 25%de la population vit dans une ville moyenne

Longtemps délaissées, elles font aujourd’hui l’objet de différentes politiques publiques de revalorisation. Les évènements politiques, socio-économiques et écologiques qui frappent nos sociétés semblent de plus en plus les pousser vers le devant de la scène. Ainsi, nous nous efforcerons de considérer certains de ces évènements et politiques permettant de favoriser un mouvement de revalorisation de ces territoires moyens. Cette expression désigne notamment les territoires mêlant urbanité et ruralité. Ce ne sont ainsi pas uniquement des villes car ils combinent certaines des caractéristiques de la ville, du village et du bourg et concernent aussi les territoires ne présentant pas un tissu urbain très développé.

Le 12 juin 2020, France stratégie publiait une note d’analyse présentant l’influence du lieu d’origine sur le niveau de vie.  Elle mettait en avant le rôle central que jouait le territoire d’origine sur le niveau de vie à l’âge adulte. Ainsi, cette instance de réflexion notait la place essentielle des politiques publiques prenant en compte ces enjeux afin de permettre une meilleure égalité entre les individus. Dénotant un « effet de région » particulièrement développé (inégalité de niveau de vie plus ou moins accentuée selon la région d’origine), elle alléguait toutefois du rôle des politiques publiques permettant l’inclusion des territoires défavorisés. Or, certaines de ces villes moyennes constituent, avec les zones rurales, des espaces défavorisés notamment en terme de possibilité d’emploi. Ainsi, la prise en compte de leur rôle aujourd’hui pourrait permettre une amélioration des conditions de vie des individus demain.

La fonction écosystémique des espaces verts au service de la ville

Avec la montée en puissance de la conscience écologique, la question de la prise en charge des paysages est désormais au centre de la réflexion sur la gestion des villes. Jean-Marc Bouillon, paysagiste et ancien Président de la Fédération française du paysage, au centre de ces problématiques depuis plusieurs décennies, porte ainsi un nouveau projet par le biais de son fonds de dotation Intelligence nature qui est notamment la promotion de la voiture autonome. Selon lui, celle-ci libèrera de grands espaces pouvant et devant être réutilisés pour rendre la ville plus viable grâce à une bonne gestion de ces nouveaux espaces libres.

Se basant sur des études faites sur le sujet, il avance les chiffres selon lesquels cette voiture roulera 14H par jour contrairement aux 50 minutes en moyenne qu’elle parcourt aujourd’hui, et portera non pas 1,1 mais 3 passagers en moyenne, ce qui diminuera le besoin d’un parc automobile aussi large que celui qui existe actuellement. Partant des statistiques évoquées, il considère que l’on pourra fournir le même niveau de mobilité avec 90% de véhicules en moins. Cet espace urbain libéré qui accompagne les infrastructures routières est en réalité un espace classé domaine public, donc non cessible. Cela permettra ainsi de réutiliser ces surfaces et de créer des espaces verts qui serviront à drainer les eaux de pluies, rafraichir l’air et dépolluer les sols … La ville, trop « urbaine », pourra ainsi se reconnecter aux écosystèmes naturels. Partant du constat de la mauvaise gestion des espaces urbains, J. M. Bouillon remet en question la réponse dite technique apportée depuis plusieurs décennies aux problèmes de gestion urbaine. Il vante la réponse « naturelle » aux problèmes urbains particulièrement frappants en période de « tension » que sont les épisodes de grande pluie et ceux de fortes chaleurs. La ville d’aujourd’hui, « bitumisée », « cimentée » ne parvient pas à gérer les aléas climatiques d’année en année plus prégnants. Ainsi, réintégrer la nature en ville permettrait d’utiliser ces fonctions notamment écosystémiques au bénéfice de la gestion des villes. L’arbre pourrait ainsi devenir un véritable climatiseur urbain, tandis que le ruissellement de l’eau de pluie dans le sol permettrait d’économiser sur les infrastructures d’épuration grâce à leur rôle de régulateur hydraulique. Les problèmes d’inondation et de canicule seraient compensés voire solutionnés par une bonne gestion des espaces urbains.

Selon Jean-Marc Bouillon, la ville de demain semble donc définitivement « se construire avec le paysage » plutôt qu’en ne l’utilisant que comme un simple complément. Par ailleurs, il estime que ce changement se fera dans la décennie à venir. Or, cette période de temps couvre les durées de planification urbaine, des plans d’urbanisme. C’est la raison de la création de son fonds de dotation Intelligence nature, censé permettre la préparation intellectuelle, scientifique, législative … des élus afin d’encourager la création d’une infrastructure verte de la ville.

Dans cette construction de la ville de demain, les villes moyennes semblent être définitivement prêtes à occuper une place. Ainsi, se développent diverses politiques de valorisation urbaine notamment au sein des villes moyennes par le biais de certaines politiques publiques.

Le Havre filtre naturellement ses eaux fluviales

Un des exemples à évoquer en matière de réaménagement urbain d’une ville moyenne est celui de la ville du Havre qui depuis 2011 a entrepris une véritable transformation de son paysage urbain. Les projets de travaux se multiplient et permettent au Havre de s’affirmer comme « ville du XXIème siècle ». Celle-ci a amorcé un grand projet de réaménagement de sa principale entrée de ville prenant en compte les enjeux environnementaux et sociétaux de plus en plus prégnants dans le domaine du réaménagement urbain. La ville a débuté une transformation en profondeur de son entrée de ville en mettant de côté son image quasi autoroutière et bitumée, pour une « ambiance estuaire » appuyée par le recours à de nouveaux moyens de « circulation douce » et l’apaisement de son trafic routier. Pour cela, elle a notamment fait le pari d’un réemploi maximum des structures existantes, de l’introduction de nouveaux espaces naturels mais aussi d’une gestion des eaux de pluie rationnalisée.

Ainsi que le rappelait le Projet d’Aménagement et de Développement Durable du plan Local d’Urbanisme du Havre adopté en 2011, le but des aménagements était notamment de « proposer des solutions innovantes en matière d’environnement (dont une) gestion efficace des eaux pluviales ». Le principe de durabilité des aménagements est un des points importants de l’opération. Le projet s’est mis pour objectif de résorber les dysfonctionnements d’un système d’assainissement obsolète et d’améliorer la gestion des eaux de pluies alors renvoyées vers un réseau unitaire saturé.

C’est ainsi qu’a été décidé la mise en œuvre d’un principe alternatif de gestion des eaux pluviales sur la totalité de l’axe d’entrée de la ville. Le projet prévoit la création d’un parc accueillant notamment trois bassins plantés dont un jardin filtrant. Ceux-ci seront complétés par des mini-souterrains utilisés pour le stockage des eaux. Par ailleurs, les besoins en espaces verts, conciliant espaces de détente et bassins récupérateurs d’eaux pluviales, prendront la forme d’un « Parc des Roseaux » qui répondra à divers objectifs de traitement et de stockage des eaux, avant rejet dans une nappe phréatique ; mais aussi de biodiversité et d’offre d’un grand espace de loisir.

Les avantages apportés par un tel système seront bien visibles et ce notamment au regard des méthodes traditionnelles d’assainissement des eaux. En effet, si l’assainissement de la voie, était réalisé de façon traditionnelle, l’ensemble des eaux serait collecté dans un tuyau enterré dont la pente serait de 5 à 10 mm par mètre. Pour les 2,5km de la voie, cela signifierait qu’un tuyau conduisant l’eau d’un point A à un point B que serait le bassin de collecte de l’eau, avec une pente raisonnable y aboutirait entre 10 et 20m de profondeur (et raterait son exutoire naturel : la mer…). Un système de collecte des eaux traditionnel nécessiterait donc de réaliser soit des ouvrages de relèvements, vulnérables et consommateurs en énergies (pompes électriques notamment), soit des tuyaux dont la pente trop faible entraînerait leur colmatage, soit des aménagements présentant le plus souvent les deux inconvénients en même temps. À ces particularités viennent s’ajouter le fait que le réseau de collecte des eaux de pluies du Havre est unitaire. Ces eaux sont donc collectées en même temps que les eaux usées. Conséquemment, la station d‘épuration située en aval doit épurer des eaux sales, usées, diluées dans des eaux relativement propres (eaux de pluies). Ainsi, le projet d’urbanisme porté, prenant en compte ces contraintes par l’utilisation des fonctions écosystémiques des sols et des plantes, propose une stratégie de collecte des eaux dite « alternative », directement issue de l’analyse des contraintes et potentialités du site.

Dans ce nouveau système, les eaux de pluies suivront un chemin tout tracé : elles seront « récoltées » puis stockées dans divers bassins, au niveau du Parc des roseaux pré-évoqué et des bassins plantés. Elles seront ensuite épurées, à débit régulé par un système biologique naturel situé au niveau du Parc des roseaux que sont les jardins filtrants. Ceux-ci seront plantés de plantes de berges ou de plantes aquatiques immergées à fort pouvoir épurateur.

La station d’épuration n’a plus à traiter ces eaux

De cette manière, les eaux de pluie ainsi filtrées pourront être acheminées vers le bassin de récolte des eaux afin que la station d’épuration n’ait plus à traiter ces eaux relativement propres. Ainsi que le rappelle le plan d’urbanisme,  « Chaque année, c’est ainsi environ 140 000m3 d’eau qui n’auront plus à être épurées ». Les arbres plantés autour de ces bassins et le long du chemin de récolte et de filtration des eaux seront des arbres supportant bien l’humidité du sol (aulnes, saules, peupliers). Par ailleurs, l’eau de la nappe phréatique située au niveau du parc, de qualité médiocre du fait de l’histoire du site (anciennes implantations industrielles) sera puisée par des éoliennes et ramenée au niveau du filtre à roseau. Ce dispositif permettra progressivement d’épurer les eaux de la nappe, et d’en améliorer la qualité par un processus de dépollution douce.

Ainsi, l’ensemble du processus, portera non seulement une approche environnementale de la question, mais aussi sociétale, l’environnement aménagé étant sans conteste favorable à un bien-être des habitants. Par ailleurs, la rationalisation du site permettra une économie en terme de moyens consacrés à l’épuration des eaux usés. La ville du Havre s’est donc lancée dans un véritable projet de transition écologique vers un « urbanisme vert », démontrant ainsi de la capacité d’innovation des villes moyennes.

L’agglomération roannaise et ses trames vertes et bleues

L’agglomération roannaise a entrepris depuis plusieurs années d’effectuer une transition vers un mode de gestion plus « écologique » de son territoire. Elle a adopté en 2009 puis en 2016 deux « Plan Climat Air Energie Territorial » successifs. Elle a ainsi validé un ambitieux programme de transition écologique. Ce programme comprend notamment des actions en vue de la réduction à 50% des émissions des gaz à effet de serre et d’un taux de couverture de la consommation par 50% d’énergies renouvelables à l’horizon 2050. Cela lui a notamment permis d’être reconnue comme « Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte » par l’État et ainsi de recevoir de nouvelles subventions lui permettant d’accroître ses investissements notamment en matière de rénovation énergétique et de promotion des énergies renouvelables.

Pour atteindre ces objectifs, la ville de Roanne, englobée dans la structure intercommunale Roanne agglomération et financée par divers fonds a entrepris de grands projets d’aménagement comme l’installation d’une centrale photovoltaïque au sol et de plusieurs parcs éoliens. Elle entend par ailleurs encourager les mobilités électriques et douces ainsi que proposer des aides à la rénovation des logements, notamment en vue d’une meilleure isolation thermique et de l’installation de systèmes photovoltaïques en toiture.

L’agglomération roannaise est par ailleurs engagée dans le dispositif Contrat Vert et Bleu (CVB) qui vise à intégrer la préservation du patrimoine écologique et paysager dans le développement du territoire. C’est un outil proposé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui permet de rendre opérationnels les objectifs de préservation de l’environnement et des paysages. Ainsi, dans ce cadre a été dégagée la « Trame Verte et Bleue » propre à l’agglomération roannaise. Les trames vertes désignent un ensemble de boisements, espaces pâturés et cultivés parcourant l’agglomération tandis que les trames bleues se composent des zones humides et des cours d’eau sillonnant le territoire. 

Le programme concernant la Trame Verte et Bleue prend notamment en compte le réaménagement des bords de Loire mais aussi des travaux d’adaptation des espaces naturels aux contraintes que connaît le territoire. Si l’objectif initial était principalement un embellissement de la ville censé satisfaire les habitants et favoriser l’attractivité, la question des « services rendus par la nature » commence à être de plus en plus abordée. Ainsi, ont notamment été évoqués les « services écosystémiques » que peut rendre la biodiversité au territoire. Par exemple, au sein de l’agglomération roannaise où les ilots de chaleur urbains augmentent les températures dans les centres villes, ont été mis en avant les zones humides qui jouent un rôle d’éponge, limitant non seulement les risques de feu mais aussi les risques d’inondation, épurant l’eau et favorisant le rafraichissement du centre de l’agglomération. Par ailleurs, a été favorisée l’utilisation de haies qui permet de limiter l’érosion des sols (dans une région traversée par la Loire et divers cours d’eau) et donc les risques d’inondation importants dans ce territoire, de filtrer les eaux de ruissellement ou d’abriter les cultures de l’effet du vent. Dans le cadre de la Trame Verte et Bleue, des efforts ont été faits pour permettre la conservation des espaces verts accueillants insectes pollinisateurs et oiseaux régulant la prolifération des insectes. Par ailleurs, des recherches prospectives sont en cours, en relation avec le syndicat des eaux, pour organiser une politique volontariste de gestion des eaux pluviales par un zonage des eaux de pluies et des mécanismes de filtrage et stockage naturels (tranchées drainantes, écoulement vers les espaces verts …).

La ville de Roanne a rénové la Place des promenades en centre-ville, un espace vert de 3,7 ha avec une zone humide à 3 bassins qui limite l’îlot de chaleur

Ainsi, l’agglomération a pleinement pris en compte les avantages écologique, paysager ainsi que la valeur d’usage des Trames vertes et bleues et donc l’importance de leur conservation et de leur aménagement dans l’intérêt du territoire. On peut notamment le constater dans le cadre du vaste projet d’aménagement des bords de Loire qui opte pour une démarche précautionneuse des enjeux environnementaux. On peut citer le miroir d’eau qui l’agrémentera, faisant office de rafraichisseur naturel ou l’arbre à vent qui permettra d’alimenter en électricité le système d’éclairage public alentour, ainsi que la forte végétalisation de la zone. Celle-ci a notamment été aménagée de manière à jouer un rôle de dépollueur de par sa concentration en espaces verts et en corridors hydrauliques notamment végétalisés.

Les villes moyennes disposent de l’ingénierie et des ressources nécessaires

C’est ainsi, par le biais de projets novateurs, que les villes moyennes comme Roanne ou Le Havre entendent modifier l’approche de l’urbanisme de demain. Leur statut de ville moyenne leur confère pour ce faire deux avantages fondamentaux : celui de la taille d’abord. En effet, contrairement aux grandes agglomérations où les changements sont difficiles à mettre en œuvre de par les surfaces à modifier, les villes moyennes profitent de leur surface plus réduite pour engager des projets de grande envergure. Celui des fonds ensuite. Contrairement aux « petites villes », les villes moyennes possèdent des portefeuilles notamment municipaux assez importants pour engager ce genre de projets sans atteindre trop fortement à leur trésorerie. Ainsi, c’est notamment cela qui fait dire à certains que la transition écologique se fera, en premier lieu, au travers des viles moyennes.

ANALYSE

Dans l’imaginaire collectif, le pavillon et la maison avec jardin sont les représentants du cadre de vie idéal. Malgré des paysages de plus en plus urbanisés et un exode rural plus que marqué depuis le XIXème siècle, demeure cette vision d’un cadre de vie « naturel » à proximité des espaces verts et avec assez d’espace pour évoluer. L’épidémie de Covid-19 n’a fait qu’ancrer plus profondément cette image dans l’esprit des gens. En témoigne le quasi « exode urbain » qu’a causé l’annonce du confinement en Mars 2020 en France et la « fuite vers la campagne » d’un grand nombre d’habitants notamment d’Île-de-France. Beaucoup ont préféré s’exiler le temps du confinement afin d’éviter d’avoir à subir les contraintes causées par la vie en agglomération en temps d’isolement.
Ainsi, couplé au mouvement de télétravail de plus en plus marqué qui a saisi les entreprises, ces évènements pourraient favoriser une revalorisation des villes moyennes. Comme le remarquait le journal Le Monde dans un article du 24 Août 2020, « la pandémie de Covid-19 a profondément modifié l’attitude des entreprises face à cette pratique largement appréciée des salariés. En Allemagne et au Royaume-Uni, environ 40% des entreprises envisagent d’y recourir de façon pérenne ». Ce mouvement, tout autant encouragé en France, pourrait ainsi s’installer dans la durée et pousser les entreprises à revoir leur système de fonctionnement. Cela donnerait notamment aux salariés une plus grande liberté de mouvement et réduirait les contraintes géographiques imposant une proximité entre lieu de résidence et lieu de travail, et on peut se demander si ces évènements n’encourageront pas un « retour à la nature » de certains individus.
Dans ce scénario, les villes moyennes ont un rôle à jouer, juste équilibre entre la ville et le bourg, entre l’urbain et le naturel, elles pourraient réellement devenir la « ville de demain ».

Bonjour, votre message à notre Délégation bretonne leur est bien parvenu ! Notre délégué(e) dans votre département va prendre contact avec vous dans les meilleurs délais.

Merci et à très vite !

Il y a eu d’abord la manière, si différente des deux mandats précédents et qui irrite tant la presse : une vague interview dans la presse quotidienne régionale annonçant un changement de cap, et dont la portée symbolique s’éclaire a posteriori, puis un black-out vaticanesque jusqu’à l’annonce du nouveau Premier ministre.

Entre-temps, gorges profondes, faux importants et experts éthérés ont animé le suspense de leurs fantasmagories : Philippe sur le départ ? Oui ! Plutôt Le Drian en piste… ou bien Parly, une femme de gauche ?… Et finalement non ! Pourquoi pas Philippe 2 ?

Dans notre monde d’hypertransparence, l’Elysée, c’est un exploit, arrive à tenir un secret et à ménager un effet de surprise ! La nomination de Jean Castex à Matignon a échappé à tous les radars et fait son office de coup de maître sur l’échiquier politique du moment.

D’abord, il n’allait pas de soi que le Président se sépare d’un Premier ministre qui a su gagner dans les pires épreuves l’estime des Français, au point d’être entré à Matignon par la porte des « collaborateurs » et d’en sortir par le porche des hommes d’Etat.

« La signification politique de la nomination de Jean Castex est apparue aux Français aux premières intonations, fleuries d’un authentique accent catalan, de sa prise de fonction »

« Disruptions ». Le casting Castex était d’autant plus improbable qu’il n’a ni expérience parlementaire ni antécédents ministériels, ne sort pas du parti majoritaire à l’Assemblée et devra abandonner à son prédécesseur, investi de la tâche de restructurer la majorité, toute perspective d’en assurer le leadership politique.

Au passage, LREM et sa direction sont relégués au rôle inhabituel dans une telle séquence, de quantité négligeable. Cette configuration n’est pas la moindre des « disruptions » avec l’esprit des institutions de la Ve République.

Pour autant, Jean Castex n’est pas un pigeon de l’année, mais un spécimen somme toute classique de l’élite de nos hauts fonctionnaires, au parcours étrangement similaire à celui d’Emmanuel Macron. Il ne constitue pas non plus un gage de rééquilibrage des pouvoirs entre l’Elysée et Matignon, mais au contraire la confirmation d’une hyperprésidence exposée à toutes les avanies de la période.

La signification politique de la nomination de Jean Castex est ailleurs. Elle est apparue aux Français aux premières intonations, fleuries d’un authentique accent catalan, de sa prise de fonction, nous renvoyant à la République provinciale des grands radicaux du Sud-Ouest, les Sarraut, Faure ou Baylet… En le nommant, le Président s’est doté d’un énarque des champs, grand commis de l’Etat, mais surtout maire de Prades et accessoirement cantonnier (comme on disait jadis des conseillers départementaux).

On attendait du Président un rééquilibrage des pouvoirs : on pressent qu’il n’aura pas lieu au sommet de l’Etat, mais que la nomination de Castex augure plutôt d’une nouvelle étape de décentralisation et d’une conversion d’Emmanuel Macron au corps intermédiaires. On attendait un message à l’électorat écologiste des grandes villes, il s’adresse plutôt à la province et à ses territoires ruraux, et ne peut être indifférent aux Gilets Jaunes des origines. Tout se passe comme si Macron faisait son deuil de l’électorat urbain qui vient de lui échapper aux municipales, pour entreprendre une reconquête par la province.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de Progrès. Tribune originale parue dans l’Opinion (6 juillet 2020)

Territoires de Progrès, mouvement social-démocrate, écologiste et européen au sein de la majorité présidentielle, apporte son soutien à Violette Spillebout, candidate à la mairie de Lille.

Territoires de Progrès réunit, entre autres, plus de 60 anciens députés, présidents de département, élus locaux, personnalités issus de diverses familles de la Gauche républicaine, démocrate, sociale et écologiste. Porteurs d’une culture de gouvernement et d’un fort engagement européen, nous sommes attachés à la modernisation de la vie politique et syndicale, à la culture de compromis, et à une plus grande ouverture pour la participation des classes populaires et de la société civile à la vie de la Nation. Nous soutenons le principe d’un virage social, écologique et industriel de notre modèle de développement, en formulant le souhait d’y entrainer l’Europe.

Cette ambition, ces valeurs, cette nouvelle manière d’agir au plus près des habitants, nous les retrouvons pleinement dans la candidature de Violette Spillebout. Elle a su rassembler largement des hommes et des femmes de tous horizons, du centre-gauche au centre-droit en passant par l’écologie, qui portent ensemble un projet construit pour et avec les Lillois.

Le projet de Violette Spillebout, fondamentalement écologique et social, intègre pleinement les enjeux économiques contemporains, pour un développement durable porteur de progrès humain pour que Lille devienne un territoire de progrès !

Face à une maire sortante et à un candidat EELV pour lesquels être de gauche consiste à s’opposer de manière stérile à toutes les évolutions sociales et économiques plutôt que de les anticiper et les accompagner, à prendre des postures politiciennes plutôt que de se concentrer sur l’intérêt de la commune, et à jouer la surenchère plutôt que d’entendre les véritables préoccupations des classes populaires de la ville, nous appelons tous les sociaux-démocrates et les écologistes, porteurs des vraies valeurs humanistes et de progrès, à porter leurs voix sur Violette Spillebout.

Au sein de la majorité présidentielle, “Territoires de Progrès” est un mouvement social-démocrate et européen autour des ministres Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, d’élus locaux, militants, anciens et actuels parlementaires issus de la gauche.

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Lors de sa 4è allocution de crise, le Président de la République a annoncé une étape importante vers un déconfinement général sous vigilance sanitaire, qui libère l’activité dans le secteur privé comme dans le secteur public, mais comporte encore des contraintes en matière de rassemblement de populations et dans les territoires de la Guyane et de Mayotte.

C’est un soulagement dont il nous appartient de tirer profit pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire.

Le Président a engagé la phase de redressement économique et d’endiguement du chômage, tout en assumant sans esquive son choix initial de privilégier la lutte contre le virus et la sécurité sanitaire du plus grand nombre de Français.

Il nous a donné rendez vous pour inscrire la reprise dans de nouvelles perspectives d’indépendance économique, de justice sociale et de volontarisme écologique, ainsi que dans une  gouvernance plus décentralisée et plus collaborative avec les partenaires sociaux, conformément aux principes du « Pacte de renaissance national » proposé par Territoires de Progrès.

Nous nous félicitons de sa détermination à défendre fermement les valeurs et les exigences du Pacte républicain qui fondent notre modèle social et notre démocratie et à appuyer notre redressement économique sur le plan de relance européen dans le souci d’une plus grande indépendance vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis.

Alors que nos finances publiques et nos comptes sociaux sortent très dégradés de la crise sanitaire, il nous appartient de manifester la cohésion collective nécessaire à leur restauration durable.

Ce n’est plus la peur du virus mais la confiance dans notre avenir et nos devoirs vis-à-vis des jeunes générations qui doivent désormais guider notre mobilisation civique.

La phase qui s’ouvre sollicite la responsabilité de chacun et de toutes les composantes du pays, mais aussi la justice et la solidarité de l’Etat et du monde économique dans l’accompagnement de l‘effort sollicité auprès des Français.

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On ne peut que se réjouir de constater que de plus en plus de parents veulent que les écoles ouvrent pour leurs enfants. C’est d’autant plus encourageant que beaucoup de ceux qui réclament la reprise rapide des cours sont souvent ceux là même qui condamnaient le ministre Jean-Michel Blanquer au moment de la reprise progressive des cours en mai dernier. 

J’ai toujours pensé que les élèves ont besoin de l’école le plus vite possible.  Il faut donc maintenant alléger le protocole sanitaire. Mais, dès maintenant, tous les acteurs du monde éducatif, enseignants, représentants des parents, associations d’éducation populaire, élus locaux doivent se rassembler avec un seul objectif : bien utiliser les crédits alloués par le gouvernement pour des “vacances apprenantes” et préparer la rentrée de septembre. L’école a besoin de la confiance de toute la Nation, et ce n’est ni dans les polémiques ni dans les corporatismes que nous y parviendrons.

Yves Durand, président du Conseil national de “Territoires de Progrès
Ancien député PS, spécialiste de l’Education

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Nous sommes aux côtés des manifestants américains qui expriment leur refus du racisme et de toute discrimination !
Si nous devons exprimer la même vigilance contre le racisme et l’antisémitisme dans notre pays, gardons-nous de tout amalgame et de récupérations déplacées !
Notre République, une et indivisible, n’est pas soluble dans les communautarismes. Elle accueille tout le monde quelles que soient ses origines et ses croyances mais exige le même respect de la règle commune.
Notre État de droit est notre bien commun, constitutif de notre communauté nationale. Il doit être respecté par tous et appliqué sans faiblesse et de façon exemplaire par les représentants de l’autorité publique. ‬

Gilles Savary, ancien député
Délégué général “Territoires de Progrès

Najwa El Haïté, adjointe au Maire d’Évry-Courcouronnes
Déléguée générale adjointe “Territoires de Progrès

Yves Durand, ancien député
Président du Conseil politique “Territoires de Progrès

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