La qualité de vie est une aspiration universelle, mais d’appréciation relative qui dépend d’une foule de considérations individuelles de natures physique, sanitaire, psychologique, affective, familiale, professionnelle, soumises à la subjectivité et la condition de chacun, mais aussi à des considérations extérieures plus objectives tenant à l’environnement social, institutionnel, géographique, culturel, matériel, qui constituent notre cadre de vie.

Nous sommes donc par nature et par le hasard de nos naissances très inégaux devant la qualité de vie selon que l’on est né dans une société de liberté, en paix, disposant de ressources matérielles, éducatives et culturelles suffisantes et variées, de règles de droit impartiales et robustes, pourvue de systèmes de protection collectifs et individuels contre les accidents et les épreuves de la vie, ou que l’on vit dans une société démunie des biens et services essentiels à une vie décente, exposée à l’arbitraire de rapports de force et de domination physique ou matériels, et aux aléas du destin et de la géographie.

Pour autant, il y a autant de façons d’accéder au bonheur qu’il existe de conceptions individuelles, qui pondèrent et privilégient certaines dimensions de la vie sur d’autres.

Il est donc illusoire de prétendre accéder à une égalité de la qualité de la vie, tellement ses dimensions personnelles et ses prédestinations géographiques y tiennent de place, mais il est tout aussi incontestable qu’elle n’est pas étrangère à des déterminismes de nature institutionnelle, économique, sociale et politique et à un environnement institutionnel et juridique qui dépend fondamentalement de choix collectifs.

Si la mesure de la qualité de vie dans une société échappe largement aux outils d’évaluation quantitatifs dont nous disposons, a fortiori à l’agrégat dominant du PIB, on observe une évolution, très nette au sein des jeunes générations, de la hiérarchie des valeurs, des aspirations fondamentales, et des projets de vie.

En particulier les canons de la réussite individuelle, de la distinction sociale, du consumérisme et de l’accès aux biens matériels qui ont prévalu dans les sociétés capitalistes de l’après- guerre sont aujourd’hui nettement dépréciés au profit d’aspirations moins matérialistes, plus saines et plus qualitatives, d’un cadre de vie plus équilibré et plus préservé, et d’un environnement plus respectueux des biens communs et du capital naturel et environnemental. Ces tendances palpables affectent tous les milieux sociaux mais ne sont pas accessibles à tous en fonction de prédestinations sociales et culturelles très inégales.

Il appartient aux forces politiques et aux pouvoirs publics, pour ce qui concerne les leviers d’action dont ils disposent sur le cadre de vie des citoyens, à la fois de prendre la mesure de ces nouvelles aspirations et de corriger les inégalités d’accès à un cadre de vie décent, sécurisant et sain, susceptible de permettre à chacun d’y épanouir ses projets et ses aspirations.

Le projet d ‘émancipation et d’autonomie individuelle portée par notre Mouvement passe par une attention accrue aux dimensions qualitatives et matérielles, collectives et communes, permettant à chacun d’épanouir sa vie.

Il exige une grande tolérance vis à vis de la diversité des modes de vie et des aspirations individuelles, plutôt qu’une prétention à l’uniformité et à la contrainte, dans le respect des règles de vie collective qui conditionnent une liberté dénuée de prétentions dominatrices sur celle d’autrui.

Il suppose une politique des territoires et du cadre de vie visant à ce qu’ils disposent tous d’un environnement et de services de qualité, conformes au principe républicain d’égalité d’accès à des conditions de vie dignes, ainsi que le bénéfice de la solidarité nationale et d’efforts de rattrapage pour les territoires fragiles ou en déclin.

L’accession à cette société future de la qualité de vie concerne tout autant les conditions politiques et institutionnelles d’accès à la sécurité individuelle et collective dans une société apaisée, qu’aux droits essentiels à un logement décent, à des conditions matérielles dignes, à un environnement sanitaire irréprochable, à une sécurité sociale adaptée aux risques contemporains, à l’accès à l’éducation et à la culture, à la mobilité physique et sociale, à des services essentiels accessibles, à un environnement de qualité, et à des biens communs naturels préservés.

A cet égard, nos politiques publiques en la matière doivent privilégier l’accès à la qualité plutôt qu’à une course folle aux mirages de la consommation matérielle ; à des conditions de travail et d’emploi plus ouvertes et plus exigeantes en matière de participation des travailleurs et de respect de valeurs humaines essentielles, et une plus grande attention aux aménités et à la protection de nos ressources rares et naturelles.

Un tel projet de société suppose des efforts considérables de plus large association des populations à la définition de leur cadre de vie, et de réduction des inégalités fondamentales d’accès aux ressources vitales et sociales essentielles.

C’est ce projet de société, libre mais plus participative et plus respectueuse du « vivre- ensemble », diverse mais plus juste, correctrice des inégalités de cadre de vie mais porteuse de droits et de devoirs individuels, dotée de protections universelles contre les aléas de la vie, inclusive de toutes les composantes de la société française, protectrice des grands équilibres écologiques et climatiques, qui est porté par la plateforme politique de Territoires de Progrès dans ses dimensions :

  • institutionnelles, républicaines et décentralisatrices
  • environnementales et écologiques
  • économiques et productives
  • sociales
  • européennes.

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