La déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre Jean Castex a tenu ses promesses. Territoires de Progrès salue d’autant plus ce projet gouvernemental progressiste, écologique et républicain qu’il comporte bon nombre d’aspirations et idées qui ont prévalu à la création de notre mouvement.

Il s’inscrit certes dans le « nouveau chemin » tracé par le président de la République, mais avec une tonalité territoriale et populaire affirmée, à la limite de la transgression du conformisme politiquement correct en vigueur.

Sa ligne fermement républicaine et laïque, basée sur l’égalité des chances par l’école et un constat lucide des renoncements de l’autorité et du droit, est de nature à ressouder la cohésion nationale si elle se traduit aussi fermement dans les actes du Gouvernement.

Sans surprise, la priorité de Jean Castex est de faire face à la crise économique et sociale qui s’annonce en conjuguant une politique d’accompagnement social de l’emploi et une politique de relance économique, représentant un effort financier exceptionnel de 100 milliards d’euros, en rupture assumée avec quatre décennies de tentatives de rationalisation budgétaire des politiques territoriales.

L’effort d’accompagnement annoncé pour aider les jeunes à surmonter leurs difficultés nées de la crise sanitaire et de la dégradation du marché de l’emploi constitue un acte de justice et de solidarité particulièrement louable et sans précédent.

L’écologie croissante, aspiration fortement portée par notre jeunesse, trouve une place affirmée dans les mentalités et les orientations des politiques publiques, ce qui constitue un engagement jamais atteint jusqu’alors.

Pour autant, s’il s’inscrit dans le cap de redressement économique et de réactivation de la mobilité sociale tracé par le président de la République, le discours du Premier ministre montre que le « nouveau chemin » de la mandature repose sur un revirement de méthode bienvenu en faveur de la mobilisation des territoires et de la réhabilitation du dialogue social.

Fort de son expérience d’élu local, où gauche et droite ont l’habitude de travailler ensemble dans les structures intercommunales et de dépasser les postures d’appareil et les oppositions systématiques de la scène politique nationale, le Premier ministre en appelle à un nouveau modèle de développement, décentralisé et ascendant, qui complètera utilement la tradition centralisatrice et verticale de la gouvernance française. La création d’un Commissariat au Plan doit bien concourir à faire confiance à l’intelligence et aux capacités propres des territoires.

Cette approche audacieuse, en rupture avec des années d’abandon des territoires à la sélection naturelle des marchés de l’immobilier et de l’emploi, esquisse une réconciliation attendue entre la République et ses territoires.

Elle annonce une réorganisation profonde de la décentralisation institutionnelle, de la présence territoriale de l’Etat, et des solidarités entre territoires urbains et ruraux, qui méritera d’être précisée pour en éclairer l’ambition et les moyens.

Territoires de Progrès sera un acteur enthousiaste et exigeant de cette remobilisation nationale par les territoires de vie.  

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