L’une des plus belles réussites de la construction européenne réside dans l’accroissement considérable des échanges entre jeunes Européens permis par le Traité de Schengen, la création de la monnaie unique, la baisse des coûts de transport et les programmes européens d’échanges d’étudiants comme Erasmus.

En quelques années, de très nombreux jeunes Européens ont pu accorder leur géographie mentale à celle d’une Europe sans frontières, s’y déplaçant comme dans leur pays domestique, y fondant des amitiés internationales profondes, s’enrichissant de l’extraordinaire diversité culturelle de l’Europe et de ses universités.

Ce formidable mouvement d’échanges est non seulement un gage de paix et de respect mutuel entre les jeunesses européennes, mais il est aussi le meilleur gage de réussite et d’approfondissement du projet européen. Il doit être impérativement développé et encouragé par une plus grande ouverture aux jeunes qui n’ont pas la chance de faire des études universitaires et qui ont choisi des filières courtes ou techniques.

Le projet d’Erasmus pour l’apprentissage va dans ce sens et doit être encouragé, même si sa mise en œuvre s’avère difficile.

La Garantie Jeunes européenne doit être pérennisée mais mieux identifiée par ses bénéficiaires. Elle doit être étendue à l’acquisition du permis de conduire et de cours de langues européennes.

Nous pensons que le sport et la culture peuvent constituer des occasions d’échanges entre les jeunes Européens et en appelons à la mise en place de tarifs de transport festivalier ou sportif pour les jeunes, ainsi qu’a la démocratisation du pass interrail.

Pour toutes ces raisons nous en appelons à la création d’une Université d’Europe, par extension populaire des Instituts de Bruges et de Florence, appuyée sur un programme d’enseignements diplômants européens d’histoire, de géographie, de droit, de sciences politiques, de philosophie, de relations internationales, d’économie. Elle se réunirait chaque année, en période d’intersession parlementaire, dans l’immeuble du Parlement européen de Strasbourg.

Enfin, l’Union Européenne devrait prendre l’initiative d’une directive ou d’un règlement visant à instaurer dans les Etats-membres une allocation autonomie jeunes, de nature différentielle, calculée dans chaque pays sur la base d’un minimum vital étudiant.

Chapitre 6, avant-propos | La « Pax europeana » : un engagement d’identité et d’indépendance

Chapitre 6 | 6.1 1  En finir avec les ambiguïtés européennes de la France

Chapitre 6 | 6.2  Assumer le bilan de la construction européenne

Chapitre 6 | 6.3  Développer une « Europe à options » dans le cadre des Traités actuels

Chapitre 6 | 6.4  Aller vers les solidarités budgétaires et fiscales

Chapitre 6 | 6.5  D’une Europe des appels d’offres à une Europe des choix industriels

Chapitre 6 | 6.6  Vers une Europe des convergences sociales

Chapitre 6 | 6.8  Une Europe qui protège dans un monde dangereux

0 réponses

Commentez !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *