Photo de Jean-Michel Blanquer avec un enfant

La rentrée politique de l’ex-ministre de l’Éducation nationale du Gouvernement de Manuel Valls illustre à la perfection le type d’attitude politicienne que l’on ne veut plus partager. Alors que Najat Vallaud-Belkacem se dresse aujourd’hui contre la réforme Blanquer, de nombreux adhérents de « Territoires de Progrès », anciens élus socialistes, tiennent à lui rappeler qu’ils lui avaient apporté un soutien loyal face aux mêmes conservatismes qui avaient alors conduit l’ancienne ministre à retirer sa réforme de l’enseignement au collège.

Faut-il rappeler que la réforme Blanquer, consistant à introduire une part de contrôle continu dans l’examen du Bac a toujours été portée par le Parti Socialiste et les forces syndicales attachées à plus d’équité dans l’évaluation de candidats qui ne présentent pas tous la même préparation ni la même maitrise émotive pour affronter un examen anxiogène ? 

Les résultats de notre système d’éducation, longtemps exemplaires, ne le sont plus autant désormais. Dans une société où tous les jeunes ne présentent pas tous les mêmes atouts initiaux, nous nous refusons à encourager le sabotage dont la réforme Blanquer fait l’objet, même si ses conditions de mise en œuvre nous semblent perfectibles. 

Yves Durand, ancien député PS du Nord, rapporteur du projet de loi sur la refondation de l’école (2013), président du Conseil national de Territoire de Progrès réagit : « Je ne veux pas croire qu’une telle charge n’a pour seul but d’exister dans l’actuel désert à gauche. L’école vaut mieux que ça. » 

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