Le dépôt des listes électorales pour le second tour des élections municipales clôt le cycle électoral ouvert en 2017.

La dissolution de LaREM dans des coalitions locales à géométries variables signe la fin de la monopolarisation de la vie politique issue des élections législatives, et traduit la fragilité d’une formation composite dénuée de charpente idéologique.

Plus que jamais, ce sont beaucoup d’arrangements opportunistes qui ont prévalu sur des lignes politiques claires. 

Ce paysage politique en confettis est un facteur de fragilité pour le Gouvernement et d’inquiétude politique pour le pays face à la crise économique et sociale qui s’annonce.

La politique française devra se reconstruire sur des idées claires et des engagements sincères.

Dans ce contexte national instable, il serait préoccupant pour le pays que l’abstention du premier tour des élections municipales se confirme, voire s’amplifie lors du second.

Les Français et la République doivent pouvoir compter sur des municipalités solides et incontestables, avec des personnes préparées à s’engager.

Dans un contexte sanitaire anxiogène, il appartient aux pouvoirs publics de faire en sorte que tous les électeurs, quel que soit leur âge, leur localisation et leur état de santé ou de fragilité, puissent exprimer leur vote sans appréhension ni prise de risque pour eux-mêmes ou pour autrui.

Si la date du 28 juin pour la tenue des élections se confirme, les autorités doivent permettre le vote par correspondance, ou par tout autre moyen permettant d’accomplir son devoir civique à distance.

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5 réponses
  1. Lecourt Gérard
    Lecourt Gérard dit :

    Bonjour,
    il faut aussi revoir le mode de répartition des sièges dans les conseils municipaux. En effet, il n’est pas normal qu’une partie de la population soit très peu représentée alors qu’elle représente une franche de la population quasi identique à celle qui a élu la majorité.
    Exemple dans une commune de 4000 habitants / 23 élus une liste qui arrive en tête avec 70 voix d’écart obtient 18 sièges alors que la liste arrivée deuxième n’en a que 5. Ou est la représentation équitable de la population. Oui à un bonus à la liste arrivée en tête mais pas dans cette proportion..

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  2. Johnny Lebeaupin
    Johnny Lebeaupin dit :

    Bonjour, j’imagine que les difficultés tournent autour des points suivants :
    – comment garantir que le vote a été fait en toute liberté, sans pression de l’extérieur… ? (ce que garantit le passage par l’isoloir)
    – comment s’assurer de l’authentification des votes et que c’est bien la personne inscrite qui a voté et envoyé son bulletin ?
    – comment s’assurer que le dépouillement est exempt de toute fraude (pas d’urne fermée et ouverte en présence de scrutateurs, dépouillement réalisé par des scrutateurs avec plusieurs vérifications des bulletins) ?

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  3. Gaétane HAZERAN
    Gaétane HAZERAN dit :

    L’abstention est de plus en plus importante, surtout chez les jeunes, et ceci bien avant l’épisode COVID. Pouvoir voter par correspondance est une excellente réponse mais il ne faut pas perdre de vue que beaucoup ne vont plus voter par découragement “à quoi ça sert puisque rien ne change?” sans oublier les “tous pourris” qu’on entend fréquemment. Il faut redonner confiance dans la probité de la classe politique.

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    • Territoires de progrès
      Territoires de progrès dit :

      Absolument, Gaetane ! Avec le vote à distance, c’est aussi de permettre de disposer d’une palette plus vaste pour exprimer sa voix/voie. Dont le vote blanc.

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