Le dépôt des listes électorales pour le second tour des élections municipales clôt le cycle électoral ouvert en 2017.

La dissolution de LaREM dans des coalitions locales à géométries variables signe la fin de la monopolarisation de la vie politique issue des élections législatives, et traduit la fragilité d’une formation composite dénuée de charpente idéologique.

Plus que jamais, ce sont beaucoup d’arrangements opportunistes qui ont prévalu sur des lignes politiques claires. 

Ce paysage politique en confettis est un facteur de fragilité pour le Gouvernement et d’inquiétude politique pour le pays face à la crise économique et sociale qui s’annonce.

La politique française devra se reconstruire sur des idées claires et des engagements sincères.

Dans ce contexte national instable, il serait préoccupant pour le pays que l’abstention du premier tour des élections municipales se confirme, voire s’amplifie lors du second.

Les Français et la République doivent pouvoir compter sur des municipalités solides et incontestables, avec des personnes préparées à s’engager.

Dans un contexte sanitaire anxiogène, il appartient aux pouvoirs publics de faire en sorte que tous les électeurs, quel que soit leur âge, leur localisation et leur état de santé ou de fragilité, puissent exprimer leur vote sans appréhension ni prise de risque pour eux-mêmes ou pour autrui.

Si la date du 28 juin pour la tenue des élections se confirme, les autorités doivent permettre le vote par correspondance, ou par tout autre moyen permettant d’accomplir son devoir civique à distance.

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