La République doit être laïque et sociale, mais restera laïque parce qu’elle aura su être sociale », affirmait Jean Jaurès.

Aujourd’hui, notre République poursuit sa visée sociale, et dans cette lignée, le projet de loi confortant le respect des principes républicains ne doit pas faire l’impasse sur un projet d’inclusion affirmé. Nous croyons en une République fraternelle, garante d’un bien vivre-ensemble qui n’est pas une coquille vide. C’est par l’égalité et la fraternité que nous résorberons les fractures sociales et que nous combattrons les séparatismes. L’égalité des chances doit être plus que jamais une priorité du Gouvernement pour la fin de ce quinquennat.

Aujourd’hui, la crise sanitaire frappe de plein fouet les jeunes Français, qui s’identifient désormais à près de 80 % comme la « génération sacrifiée » d’une société française paralysée et vieillissante. Parallèlement, moins de la moitié des 18-35 ans se ressentent appartenir à la communauté nationale. Ignorance, rejet ou sentiment d’exclusion ? Quelle que soit la cause, l’État doit lutter avec détermination contre les inégalités de destin et l’assignation à résidence. L’égalité des chances, notamment pour les jeunes des classes moyennes et populaires, c’est de pouvoir rendre possibles leurs rêves d’enfants, apprendre et se former, poursuivre des études, intégrer des grandes écoles et s’insérer dans le monde du travail, en définitive pouvoir préparer leurs vies d’adulte dans les meilleures conditions possibles.

Le système éducatif français doit être plus inclusif et protecteur. C’est-à-dire que la santé mentale des jeunes doit rester une préoccupation constante et se traduire concrètement par une amélioration de l’accès aux soins psychologiques et de leur prise en charge. Nous saluons la création du “chèque psy” annoncée par le Président de la République, qui permettra à tous les étudiants en situation de mal-être de consulter et de suivre des soins. Mais le Gouvernement doit aller plus loin et envisager une évolution structurelle dans la façon de penser la réussite et le progrès social. Il faut prendre la balle au bond : la crise sanitaire nous impose de changer de paradigme. Ne serait-il pas temps, enfin, d’appliquer le rapport Stiglitz et de prendre véritablement en compte la question du bien-être en l’instituant comme nouvel indicateur du progrès social ?

Pour construire notre République fraternelle, nous devons favoriser l’égalité par le logement pour en finir avec les ghettos urbains et la ségrégation sociale. Faire respecter la loi SRU en faveur d’une vraie mixité sociale doit être une priorité non négociable ! Partout où des dérives sont constatées, nous appelons à alourdir les sanctions financières et administratives contre les élus récalcitrants, voire l’inéligibilité. Aussi, il est nécessaire de prolonger cette loi par un plafond maximal de 40 % de logements sociaux avec différentes incitations, pour construire partout une réelle mixité sociale.

Enfin, pour que ses citoyens, fassent corps autour d’elle, la France doit combattre les discriminations qui entachent notre Pacte républicain. En annonçant la création d’une plateforme de signalement des discriminations, le Président de la République a posé les fondements de ce qui pourrait devenir un Office central de lutte contre les discriminations, doté de moyens importants. Il faudra concrétiser ce fondement et le compléter par différents dispositifs, comme la généralisation du CV anonyme, afin de lutter contre le fléau de la discrimination à l’emploi.

Si les dérives séparatistes doivent être combattues, et ce projet de loi y contribuera, nous demandons qu’il soit renforcé par un volet social et inclusif à destination des plus précaires et des jeunes, pour enfin rendre réelle la promesse d’égalité des chances dans notre pays. La République fraternelle ne restera qu’un mirage si elle n’est pas sociale.

C’est là que se trouve la boussole contre les séparatismes : Liberté – Egalité – Fraternité !

Jeunes signataires & adhérents de Territoires de Progrès (TdP) :

Pierre Cilluffo Grimaldi | Délégué Pyrénées-Atlantiques TdP et doctorant
Alexis Gibellini | Délégué régional PACA de TdP
Charlotte Rault | Conseillère municipale de Malakoff (92)
Maxime Agazzotti | Conseiller délégué Meudon (92)
Sélim Denoyelle | Délégué régional Nouvelle-Aquitaine TdP
Maxence Druelle | Lycéen (62) engagé en politique et dans le souvenir
Antonin Félix | Étudiant engagé dans l’associatif
Benjamin Igranaissi | Responsable Paris Sud et Centre de TdP, membre du Comité exécutif
Théo Lobry | Conseiller municipal délégué d’Arras, Délégué départemental Pas-de-Calais TdP
Claire Martin | Collaboratrice parlementaire
Cassandre Métayer | Conseillère municipale déléguée à Guer (56)
Félix Meysen | Secrétaire général adjoint TdP
Paul-Antoine Sigelon | Conseiller communication
Ergün Toparslan | Délégué régional Grand Est TdP, membre du Comité exécutif

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