Territoires de Progrès souhaite une bonne année scolaire aux 12 250 200 élèves, aux 870 000 enseignants et à l’ensemble de la communauté éducative. L’école est au coeur de la République et toute rentrée scolaire est un des moments cruciaux de la vie de la Nation. Ce moment doit rassembler élèves, personnels de l’Education nationale et parents dans un même mouvement d’unité nationale. 

L’école est à la fois le lieu d’apprentissage des savoirs et celui où tous les jeunes apprennent à vivre ensemble au delà de leurs différences, à se respecter et ainsi à devenir des citoyens libres et responsables. C’est pourquoi on ne peut que se féliciter de nouveau que la France ait été le pays qui a su maintenir une vraie scolarisation, notamment, en laissant les classes ouvertes au maximum pendant la pandémie.

Le protocole sanitaire, accompagné de campagnes de vaccination au plus près de chaque établissement scolaire, pour cette rentrée répond aux deux exigences de santé publique et de continuité éducative que la République doit à chaque élève.

Nous n’oublions pas non plus que l’année scolaire dernière, l’école de la République a été frappée par l’assassinat de l’un des siens, Samuel Paty.  Parce que l’école est le lieu de l’apprentissage des valeurs de la République, nous saluons toutes les mesures qui permettent aux élèves de connaitre et de partager ces principes républicains, notamment la laïcité et d’accompagner les enseignants dans cette tâche difficile mais nécessaire.

L’école, c’est aussi la promesse d’égalité des chances et la possibilité pour chaque jeune de trouver sa voie notamment professionnelle. Nous soutenons la poursuite des efforts sans précédent en ce sens : dédoublement des classes , y compris en maternelle en ZEP, accompagnement renforcé des élèves en situation de handicap, aide aux familles en difficulté…

Ces efforts doivent être poursuivis. Une véritable réforme de l’enseignement professionnel doit permettre enfin l’adéquation de la formation aux besoins de l’économie, la mixité sociale et scolaire et une promesse républicaine qui doit être respectée pour ouvrir les voies de l’excellence à tous les jeunes. La refonte de l’éducation prioritaire doit être accélérée.

L’ampleur de ces réformes exige qu’elles soient appropriées par les acteurs de l’école, les partenaires sociaux, mais aussi par la Nation toute entière. L’explication et la concertation, grâce à un suivi permanent des réformes excluant la seule information descendante, sont la base du consensus dont l’école a besoin au delà des clivages partisans. L’allocation de rentrée scolaire, qui concourt aux dépenses contraintes des familles des plus modestes pour leurs enfants, nécessite une réflexion d’une réforme davantage tournée vers un élargissement ou une répartition renouvelée en fonction des conditions de ressources.

Il convient enfin de rappeler que ce quinquennat a permis de passer d’une obligation de scolarisation de 6 à 16 ans à une obligation de 3 à 16 complétée d’une obligation de “formation” jusqu’à 18 ans, soit une augmentation de 5 ans des années consacrées à la scolarité ou la formation. C’est une façon aussi d’attaquer les inégalités à la racine. 

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