L’accord franco-allemand sur un plan de relance européen de 500 milliards d’euros empruntés et redistribué par la Commission Européenne constitue une avancée politique historique de l’Europe.

S’ajoutant au programme Van der Leyen de 540 milliards d’euros de prêts et au soutien monétaire de la Banque Centrale européenne, il constitue le premier grand plan de soutien de l’économie à l’échelle européenne depuis le plan Marshall. Cette décision couronne les efforts de la France et des 9 Gouvernements qui se sont associés à son appel à émettre des obligations européennes
Il traduit une volonté affirmée des Européens de prendre leur avenir en charge sur des bases communes et solidaires, au delà de la zone euro, et en toute indépendance des Etats-Unis. Il constitue la porte d’entrée à une intégration économique et financière européenne renforcée de nature à approfondir la solidarité européenne et à conforter les précieux acquis du marché intérieur et de la monnaie unique.

S’il convient d’en attendre les modalités de mise en œuvre, qui supposent l’unanimité des 27 Etats membres, l’impulsion franco-allemande ne doit pas rester lettre morte pour les Etats membres qui s’y associeront. 
Cet accord plaide désormais pour un règlement rapide du Brexit. Sauf  à donner du grain à moudre aux nationalistes et aux euro-sceptiques, notamment à l’AFD allemand, et à fragiliser les partis pro-européens allemands, nous avons le devoir et la responsabilité de faire en sorte que la  France  tire  le  meilleur parti de ce plan et en profite pour combler ses handicaps économiques et financiers vis-à-vis de l’Allemagne. Il doit être associé à un plan national de redressement économique visant à redonner à notre pays des marges d’indépendance économique et financière.

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