Paris, le 8 juillet 2020 | Après une consultation de ses adhérents et élus locaux, en particulier régionaux, Territoires de Progrès a récemment transmis une contribution au Ségur de la Santé, à l’attention de Madame Nicole Notat.

Territoires de Progrès y appelle à une revalorisation salariale significative des personnels hospitaliers, dont les Français ont découvert le décrochage par rapport à la moyenne européenne au moment où ils faisaient preuve d’une abnégation professionnelle exemplaire au service du pays, ainsi qu’à une réforme de la gestion hospitalière centrée sur des objectifs nationaux et territoriaux de santé publique.

Mais, conformément à son ADN, Territoires de Progrès a centré sa contribution sur la couverture sanitaire du territoire, aujourd’hui particulièrement défaillante dans certains quartiers et dans une très grande partie du territoire rural et péri-urbain français.

Notre mouvement en appelle à la mise en place d’un continuum territorial de santé, sous formes de réseaux territoriaux de santé, placés sous l’animation et la coordination des services de médecine générale des CHU et des hôpitaux périphériques de façon à réassurer professionnellement les praticiens ambulatoires sur quelque territoire qu’ils se situent.

Il considère que la liberté d’installation ne peut pas entrainer l’abandon des patients sur des pans entiers du territoire national, s’agissant de services de santé essentiels financés par des prélèvements obligatoires.

Territoires de Progrès propose une régulation territoriale des installations de médecins, au même titre que les pharmaciens et que les infirmiers dont la crise du Covid-19 a démontré le bien fondé, avec des incitations tarifaires supplémentaires dans les territoires sous dotés et si nécessaire la mise en place de dispensaires publics de proximité susceptibles de soulager les services d’urgences hospitaliers et d’assurer un suivi rapproché prénatal et post natal en lien avec les  médecins départementaux de PMI.

Nous proposons en outre la mise en place d’un service sanitaire civil consistant, pour chaque médecin diplômé à donner au pays 3 à 5 ans de pratique dans un secteur sous doté sur la base de propositions d’affectations en fin d’etudes.

Enfin, Territoires de Progrès propose que la France mette en place, à l’instar d’autres pays européens, une filière d’accès au diplôme de médecin pour les infirmiers et les sages femmes de type VAE adapté aux exigences de la profession.

Nos propositions s’inscrivent dans l’objectif d’une meilleure prise en charge de proximité de l’ensemble de la population française avec notamment l’exigence de permanences de soins sur tous les territoires.

Elles supposent une revalorisation académique et tarifaire de la médecine générale et des professionnels de soins ambulatoires.

Par le groupe de travail “Biens communs & Santé”
Synthèse par Véronique Hamayon, avec Jean-Marc Pasquet

Pierre Bruynooghe, Alain Calmette, Mustapha Belkasmi, Mickael Dinomais, Yves Galmiche, Alexis Gibellini, Jean-Yves Gouttebel (président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme), Christine Hollender (infirmière), Jean-Luc Mathieu, Fabienne Mignot, Pascal Millet, Henri Moreigne, Isabelle Richard Crémieux, Hélène Roques, Michel Tricon, Olga Trostiansky, Jean-Louis Planchou, Pierre Venteau (député LaREM), Muriel Verges-Caullet et Julien Vuillaume.

Cette note a été personnellement transmise à Nicole Notat par Jacky Bontemps, délégué aux relations institutionnelles et syndicales de Territoires de Progrès, président du groupe des Personnalités qualifiées au CESE et ancien N°2 de la CFDT

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