Avec Valéry Giscard d’Estaing disparaît un président de la République mutant. Il fut l’artisan de la seule parenthèse centriste et libérale sous les institutions très clivantes de la Vè République. Il fut aussi le premier président de l’après «Trente glorieuses», de la fin de la croissance heureuse et du plein emploi, consécutivement à la guerre du Kippour en 1973. 

Enfin, incarnation jeune et brillante de l’élite de nos Grandes écoles, il a préfiguré la progressive mainmise de la haute fonction publique sur la vie politique nationale.

Il laisse derrière lui un septennat marqué par les premières turbulences de l’ordre socio-économique d’après-guerre, mais aussi par sa capacité de leadership international, à travers la création du G7 et du serpent monétaire européen, rampe de lancement de la monnaie unique. 

Il laissera l’image d’un modernisateur de la société française – à contre emploi et avec le concours de la gauche – avec la création du ministère des droits de la femme, la légalisation de l’IVG, la majorité civile à 18 ans, ainsi que par la dissolution de l’ORTF. 

VGE laissera aux Français le souvenir d’une personnalité déroutante et espiègle, d’une intelligence souveraine en quête d’empathie populaire, mais aussi d’un grand européen et d’une voix respectée jusqu’à la fin de sa vie.

Territoires de Progrès salue son engagement passionné pour la France et présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

– Gilles Savary, délégué nationale TdP

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